Dans le Gers, certains matches ne sont pas juste des dates de calendrier. Ce sont des rendez-vous où tout se joue : la confiance, le classement, le respect entre clubs voisins. La rencontre entre Sainte-Christie Preignan et la réserve d’Auch Football au stade Alain-Villanueva a fait partie de ces soirs-là. Sur le papier, un leader solide face à une lanterne rouge en souffrance. Sur le terrain, un vrai bras de fer, tendu, rugueux, avec un score étriqué de 2-1 et un scénario qui laisse des traces dans les têtes. Le genre de match où tu comprends que le foot amateur, c’est loin d’être un hobby tranquille.
Dans ce duel décisif entre leaders opposés – le premier de poule d’un côté, le dernier qui refuse de mourir de l’autre – on a vu tout ce qui fait la vérité d’un match de Régional 3 : un but rapide, une égalisation arrachée, un gardien héroïque, une défense qui sauve sur sa ligne, un coach qui tente de remobiliser une équipe en difficulté. Mais surtout, deux blocs qui jouent leur saison dès la 9e journée. Pour Sainte-Christie Preignan, il fallait garder le cap en tête du groupe. Pour Auch II, impossible de continuer à enchaîner les défaites sans réaction. Le résultat final raconte une histoire, mais le contenu du match en raconte une autre : celle d’un promu ambitieux bousculé, et d’une réserve auscitaine qui prouve qu’elle a encore du cœur.
- Victoire serrée 2-1 de Sainte-Christie Preignan face à la réserve d’Auch au stade Alain-Villanueva.
- Derby déséquilibré sur le papier mais accroché sur le terrain entre le leader de poule et la lanterne rouge.
- Ouverture du score rapide de Carrère A., égalisation de Hasani, but décisif de Humbel à la 70e minute.
- Gros match du gardien auscitain, Picarougne, et sauvetage sur la ligne de Mamputu Zinga.
- SCPAS reste en tête du groupe E, trois points devant Séméac, et confirme son statut.
- Auch II reste dernier, mais montre une organisation et un mental capables de relancer la course au maintien.
Football amateur : un derby entre Sainte-Christie Preignan et Auch qui sent la vérité du classement
Ce duel entre Sainte-Christie Preignan et Auch Football II ne se jouait pas dans un grand stade ni sous les caméras, mais sur un synthétique de Régional 3, au milieu du Gers, avec des joueurs qui bossent la semaine et viennent tout donner le week-end. Pourtant, l’enjeu était énorme. D’un côté, un promu qui a pris goût à sa place de leader et qui veut s’installer tout en haut du groupe E. De l’autre, une réserve d’Auch engluée au dernier rang, avec une nouvelle tête sur le banc et une urgence totale : prendre des points, peu importe la manière.
Avant même le coup d’envoi, le contexte donne le ton. Sainte-Christie Preignan reste sur une première partie de saison solide, portée par un bloc bien huilé et un staff stable autour de Bernard Mansuy. L’équipe a déjà été sacrée symboliquement “championne d’automne” et enchaîne les bonnes performances, que ce soit face à des concurrents directs ou à des équipes du bas de tableau. L’objectif est clair : rester en haut, ne pas lâcher de points à domicile, surtout contre le dernier. Dans ce genre de situation, tout relâchement se paie cash.
En face, Auch II arrive avec un tout autre bagage. La réserve traîne sa place de lanterne rouge, à trois longueurs derrière Pavie avant cette journée, avec trop de matches où les points se sont envolés sur des détails. Le club vient de confier le groupe à Thibault Dalzovo, chargé d’amener un nouvel élan. Prendre le leader chez lui pour sa première vraie grosse affiche dans ce contexte, ce n’est pas un cadeau. Mais parfois, c’est dans ces soirées-là qu’une équipe se trouve. La question est simple : le changement sur le banc allait-il créer l’électrochoc attendu ?
Ce match sent donc le piège pour le SCPAS. Quand tu es en haut, tout le monde veut te faire tomber. Quand tu reçois le dernier, tu peux vite tomber dans la facilité : penser que ça va passer tout seul, jouer une vitesse en dessous, confondre maîtrise et suffisance. C’est exactement ce que ce genre de duel “leader / lanterne rouge” teste : la capacité à rester concentré, à respecter l’adversaire, à rester sérieux jusqu’à la dernière minute. Pour Auch, au contraire, il n’y a rien à perdre. Tu joues libéré, tu bloques, tu grattes des secondes, tu te bats sur chaque duel. Et si tu sors avec un nul ou une victoire, c’est un vrai tournant.
Ce contraste de dynamique dessine un décor particulier : d’un côté une équipe qui doit assumer son rôle de patron, de l’autre un groupe qui joue sa survie. Ce n’est pas un simple match de phase aller, c’est déjà un point de bascule mental dans leur saison. Et cette opposition de trajectoires explique pourquoi ce 2-1 arraché par Sainte-Christie Preignan compte bien plus qu’une “simple” victoire de plus au classement.

Un derby gersois où chaque duel compte
Les derbys gersois, même en Régional 3, ont une atmosphère à part. Les joueurs se connaissent, parfois depuis les catégories jeunes, certains ont porté les deux maillots, d’autres bossent ensemble en semaine. Quand tu rajoutes un écart de classement aussi fort, tu obtiens une rencontre où les duels prennent une autre dimension. Ce n’est plus juste un tackle ou un pressing ; c’est une question d’orgueil collectif, de fierté de club, de territoire.
Au stade Alain-Villanueva, ce soir-là, le match commence fort et confirme cette tension. Les deux blocs se jaugent vite, mais Sainte-Christie Preignan frappe dès le début, histoire de rappeler pourquoi le SCPAS est tout en haut. Sauf que ce but rapide ne tue pas le suspense. Au contraire, il réveille une équipe auscitaine qui refuse de servir de sparring-partner. Et quand Auch égalise, le match change de visage : la pression bascule sur les épaules du leader, obligé de construire, de pousser, de rester patient sans se crisper.
Ce type de scénario, tu peux le retrouver dans plein de championnats amateurs. Sur le papier, la hiérarchie est claire. Sur le terrain, le cœur, l’organisation et la rigueur défensive remettent tout à zéro. C’est là qu’on voit la vraie différence entre une équipe qui “veut monter” et une équipe qui “veut exister”. Ce derby a surtout rappelé une chose : dans le foot amateur, rien n’est donné, même quand le classement dit l’inverse. Et c’est pour ça que ce match restera un repère dans la saison des deux clubs.
Déroulé du match : Sainte-Christie Preignan frappe tôt, Auch répond, puis plie sans rompre
Le scénario de ce duel serré entre Sainte-Christie Preignan et Auch raconte beaucoup sur la mentalité des deux équipes. Dès les premières minutes, le leader impose son rythme. Sur le couloir gauche, Ruffel fait parler ses appuis, élimine son vis-à-vis et envoie un centre millimétré. Au bout, Anthony Carrère coupe la trajectoire de la tête et ouvre le score. On joue à peine la 4e minute, et le SCPAS mène déjà 1-0. Dans beaucoup de matches, ce genre de début tue le suspense. Là, c’était juste le premier acte.
Plutôt que de sombrer, Auch II réagit. Les “Lionceaux” – surnom qui colle bien à ce groupe en quête de repères – montent le bloc, sortent un peu plus proprement le ballon et commencent à exister dans la moitié de terrain adverse. À la 15e minute, un ballon qui traîne dans la surface devient une occasion en or. La défense locale ne parvient pas à dégager, le cuir reste libre quelques instants, et Sebastijan Hasani se jette pour pousser le ballon au fond. 1-1, tout est relancé, et la pression change de camp.
Le reste de la première période est beaucoup plus équilibré. Ousseni devient un vrai poison pour la défense locale, intéressant dans les transitions, capable de garder le ballon et de faire remonter le bloc auscitain. Sainte-Christie Preignan, de son côté, ne panique pas, mais manque parfois de justesse dans les 30 derniers mètres. Les deux équipes se procurent des situations, sans trouver la faille. Elles rentrent finalement aux vestiaires à égalité. Pour le leader, c’est frustrant. Pour la lanterne rouge, c’est une bouffée d’air qui prouve que le match est jouable.
Au retour des vestiaires, le ton change. Le bloc du SCPAS remonte d’un cran, les latéraux se projettent davantage, et le duo milieu-attaque met plus de rythme. Mais en face, un homme commence à se détacher : Grégoire Picarougne, le gardien auscitain. Il sort plusieurs parades décisives, annihile les tentatives locales, et retarde l’échéance. Match après match, c’est ce type de performance qui maintient une équipe en vie.
À l’heure de jeu, le match bascule presque de façon totalement contre-intuitive. Sur une sortie hasardeuse du gardien de Sainte-Christie Preignan, le but se retrouve vide, et Auch pense tenir le braquage parfait. Mais Mamputu Zinga, défenseur gersois côté auscitain, sauve sur la ligne, dans l’autre surface. Cette action symbolise l’engagement des visiteurs : malgré la fatigue, personne ne lâche un centimètre.
Finalement, à la 70e minute, la logique finit par se faire respecter, même si ça passe par un trou de souris. Sur un ballon bien négocié dans la profondeur, Humbel se présente seul et ajuste Picarougne. Le ballon vient caresser le filet, le stade exulte, et Sainte-Christie Preignan repasse devant : 2-1. Les dernières minutes voient Auch pousser avec ses moyens, porté par ses supporters, mais le score ne bouge plus. Le leader a souffert, mais le leader a tenu.
Les tournants du match à ne jamais oublier
Quand tu analyses ce type de match, tu peux repérer quelques moments qui font la différence et qui doivent servir de leçon à n’importe quelle équipe amateur. D’abord, le but rapide de Carrère. Il récompense une entrée de match agressive, avec du rythme et des intentions claires. Ensuite, la capacité d’Auch à revenir au score montre que même en position délicate, tu peux changer la dynamique par l’engagement et la projection.
Le gros match du gardien auscitain n’est pas qu’un détail : en amateur, ton portier est souvent la vraie assurance-vie du collectif. Sans lui, le match aurait pu tourner à la correction. Enfin, le but d’Humbel illustre une vérité simple : un match serré se gagne souvent sur une seule action bien jouée, un appel juste, une finition propre. Ce sont ces enchaînements qu’il faut travailler à l’entraînement si tu veux faire la différence dans les moments qui comptent.
Au final, ce match rappelle une chose essentielle : dans le foot amateur, ce ne sont pas les noms sur la feuille qui font la différence, mais la gestion des temps forts et des temps faibles. Et là-dessus, Sainte-Christie Preignan a été un cran au-dessus.
Tactique et mental : comment Sainte-Christie Preignan a tenu son rang face à Auch
Au-delà du score, ce duel entre leaders opposés est une leçon de tactique simple et de mentalité. Sainte-Christie Preignan n’a pas livré son meilleur match de la saison, mais le SCPAS a montré une chose fondamentale : même malmenée, l’équipe a gardé sa structure. Le bloc n’a jamais explosé. Les lignes sont restées assez compactes pour empêcher Auch de multiplier les occasions franches. Dans un match où le favori doute, c’est souvent ce qui évite la catastrophe.
Sur le plan tactique, on voit une équipe locale qui sait ce qu’elle veut faire avec le ballon. Les latéraux comme Ruffel et les milieux comme Deffez et Auvinet (capitaine) cherchent systématiquement à créer des décalages dans les couloirs. Le premier but vient de là, et plusieurs situations dangereuses en deuxième mi-temps aussi. Ce n’est pas du “football champagne”, c’est du jeu simple, travaillé, avec de la répétition. Centre, présence dans la surface, duel aérien gagné : rien de fou, mais tout est efficace.
Face à eux, Auch s’organise avec un bloc compact, prêt à jouer les contres via Ousseni et les frères Hasani. L’idée est claire : serrer les lignes, fermer l’axe, accepter de subir, et exploiter la moindre erreur de relance ou le moindre espace. Tactiquement, ce plan fonctionne plutôt bien sur la première heure. L’égalisation vient d’ailleurs d’un ballon mal géré côté local, et plusieurs séquences montrent une équipe auscitaine capable de sortir proprement sous pression.
Mais ce match montre aussi une autre dimension : le mental du footballeur amateur. Pour le leader, il faut assumer son statut sans paniquer quand le score ne tourne pas tout de suite à son avantage. Pour la lanterne rouge, il faut accepter de souffrir longtemps, sans lâcher, même quand tu prends un but tôt. Ce n’est pas souvent la plus “belle” équipe qui s’impose, mais celle qui tient sa ligne de conduite le plus longtemps.
Le tournant se joue justement là. Au fil des minutes, Auch recule un peu plus, par fatigue, par réflexe aussi. Le bloc n’arrive plus à sortir autant qu’en première période. Sainte-Christie Preignan prend le contrôle du ballon et s’installe dans les 30 derniers mètres adverses. Quand tu subis comme ça, si tu ne gardes pas une exigence maximale sur chaque replacement, chaque duel, chaque seconde, tu finis par céder. C’est ce qui se passe sur le but de Humbel : une course dans le bon timing, un ballon bien donné, et une défense qui réagit une demi-seconde trop tard.
Ce que ce match dit du mental et du collectif
Dans un vestiaire, après ce genre de match, les discours ne sont pas les mêmes des deux côtés, mais la leçon est double. Côté SCPAS, on sait que tenir un statut de leader, ce n’est pas gagner 4-0 tous les week-ends. C’est parfois arracher un 2-1 compliqué, chez soi, contre une équipe qui joue sa survie. Les joueurs comprennent que le championnat se gagne aussi sur ces soirs-là, où tu n’es pas brillant mais où tu refuses de lâcher deux points.
Côté Auch, même si la déception est énorme, ce match sert de repère. La lanterne rouge a montré qu’elle pouvait tenir tête au premier, à l’extérieur, avec un nouveau coach sur le banc. Elle a dévoilé des profils intéressants, une vraie capacité à souffrir ensemble, et quelques individualités capables de faire basculer un match (gardien, milieu offensif, buteur opportuniste). Sur une saison, ce genre de performance, même sans point au bout, peut enclencher une nouvelle dynamique.
Au fond, ce match résume très bien ce qu’est le foot collectif amateur : deux équipes avec des objectifs opposés, mais un point commun essentiel : tout se joue sur le sérieux, la discipline et le mental. Tu peux parler de système, de schéma tactique, de bloc haut ou bloc bas, mais à la fin, ce qui te fait gagner ou perdre, c’est souvent ta capacité à rester concentré sur 90 minutes, même quand ça ne tourne pas comme prévu.
Impact au classement : le leader Sainte-Christie Preignan tient le cap, Auch reste dans le dur
Ce succès de Sainte-Christie Preignan contre Auch ne vaut pas seulement trois points. Il pèse sur le classement, la confiance et la suite du championnat. Avec cette victoire, le SCPAS reste solidement installé en tête du groupe E de Régional 3, avec une marge maintenue de trois points sur son poursuivant direct, Séméac, également victorieux sur cette journée. En gardant cette avance, le promu montre qu’il ne lâche rien, même quand la soirée est compliquée.
Pour une équipe qui découvre encore ce niveau, c’est capital. Gagner les gros matches, c’est important. Mais savoir éviter le faux pas contre la lanterne rouge, c’est tout aussi déterminant dans une course à la montée. Chaque match à domicile doit être “verrouillé” au niveau comptable. Même si la manière n’est pas parfaite, le message envoyé au reste de la poule est clair : venir chercher quelque chose à Alain-Villanueva restera une mission compliquée.
Pour Auch II, la donne est bien différente. Après cette journée, la réserve reste scotchée à la dernière place, toujours à trois longueurs de Pavie, qui n’a pas joué en raison des intempéries. La montagne reste haute. Pourtant, le contenu du match laisse entrevoir des raisons d’y croire : un gardien en forme, une organisation capable de tenir un leader pendant de longues séquences, et un groupe qui ne lâche pas malgré le contexte. Avec le nouveau coach, ce sont des bases sur lesquelles construire.
| Équipe | Résultat de la journée | Position au classement | Écart avec Sainte-Christie Preignan |
|---|---|---|---|
| Sainte-Christie Preignan | Victoire 2-1 vs Auch II | 1er du groupe E | – |
| Séméac | Victoire | 2e du groupe E | -3 points |
| Pavie | Match reporté | Avant-dernier | Distance variable selon résultats à venir |
| Auch II | Défaite 1-2 vs SCPAS | Lanterne rouge | Plusieurs longueurs de retard |
Ce tableau résume ce que le match change : pas une révolution, mais une confirmation des tendances. Le leader consolide, le dauphin reste au contact, la lutte pour le maintien reste brûlante. Pour Auch, chaque match à venir prend encore plus de poids. Il faudra transformer les contenus encourageants en points réels : tenir un nul, arracher une victoire sur un détail, gérer mieux les fins de match. Les petites différences font souvent la grande histoire d’une saison.
Pour Sainte-Christie Preignan, la suite est claire : garder cette exigence, surtout contre les équipes de bas de tableau. Souvent, ce ne sont pas les confrontations directes contre les gros qui décident une montée, mais la capacité à rester sérieux contre des équipes qui se battent pour survivre. Ce 2-1, arraché dans la difficulté, sera sans doute cité plus tard si le club valide un objectif ambitieux en fin de saison.
Ce que ce match change pour la suite de la saison
Dans un vestiaire, ce genre de victoire ou de défaite laisse des traces. Côté SCPAS, les joueurs savent désormais qu’ils peuvent gagner un match serré même sans être flamboyants. Ça renforce la confiance du groupe, ça renforce aussi les choix du coach. Certains joueurs-clés comme Humbel ou Carrère marquent des points dans la hiérarchie interne : être décisif dans un match piégeux, ça compte.
Côté Auch, malgré la défaite, le nouveau coach peut s’appuyer sur des repères concrets. Il a vu que son équipe pouvait tenir un bloc solide, qu’elle était capable de marquer au leader, qu’elle ne craquait pas dans l’état d’esprit. Maintenant, le défi est mental : transformer ces signaux en résultats, sans laisser la frustration prendre le dessus. Le maintien se jouera sur cette capacité à rester lucide et combatif jusqu’au bout.
En résumé, ce match n’est pas juste une ligne de plus dans un tableau. C’est un révélateur. Il confirme que Sainte-Christie Preignan a le profil d’un vrai leader de poule, et que Auch II, même en grande difficulté, a encore les moyens de se battre. Pour un championnat amateur, c’est exactement ce qui donne envie de revenir au stade week-end après week-end.
Leçons pour les joueurs et coachs amateurs : ce que ce match entre Sainte-Christie Preignan et Auch t’apprend
Au-delà des couleurs et des maillots, ce duel serré entre le SCPAS et Auch II est une vraie masterclass pour tous ceux qui jouent ou coachent en foot amateur. Si tu veux progresser, ce type de match est un support parfait. Il t’apprend comment un favori doit gérer un match piégeux, et comment une équipe en difficulté peut embêter un leader en s’appuyant sur ses forces.
D’abord, première leçon : respecte toujours l’adversaire. Sainte-Christie Preignan ouvre vite le score, mais le match leur rappelle qu’aucun résultat n’est acquis. Si tu relâches, même cinq minutes, même contre le dernier, tu te fais reprendre. À l’entraînement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire bosser sérieusement chaque exercice, comme si c’était une situation de match, et garder cette exigence, même quand tu joues contre une opposition “sur le papier plus faible”.
Deuxième leçon : un bon gardien peut changer ta saison. La performance de Picarougne côté auscitain le prouve. Si ton dernier rempart est concentré, vocal, et capable de sortir deux ou trois parades importantes, tu gardes ton équipe en vie. Si tu es gardien, ce match te montre pourquoi le travail spécifique, la concentration et la lecture des frappes sont essentiels. Si tu es coach, ça te rappelle l’importance de valoriser et de protéger ton portier, même quand il fait une erreur.
Troisième leçon : le mental ne se travaille pas que le jour du match. Les dernières minutes où le SCPAS pousse, où Auch retient son souffle, ce sont des instants où la fatigue joue, mais où la tête commande. La capacité à rester lucide, à répéter le bon geste, à ne pas se jeter, ça se construit toute la semaine : ponctualité, sérieux, rigueur à l’entraînement. Un groupe qui vit bien et bosse bien supporte mieux les soirs tendus.
Des pistes concrètes à bosser dès la prochaine séance
Pour t’aider à transformer ce match en axes de progression, voilà quelques idées à mettre en place dès la prochaine séance :
- Travail sur les débuts de match : jeux réduits avec objectif de marquer rapidement, pour apprendre à rentrer fort sans déséquilibrer l’équipe.
- Gestion des phases défensives longues : exercices en bloc bas ou médian où l’équipe doit tenir plusieurs minutes sans toucher beaucoup le ballon.
- Répétition des appels et des courses dans la profondeur : comme sur le but de Humbel, travailler les synchronisations passe/appel.
- Jeux de possession sous pression : pour apprendre à ressortir proprement même quand le bloc adverse presse haut.
- Situations de fin de match : mener d’un but ou être mené, avec chrono imposé, pour habituer le groupe à gérer les derniers instants.
Ce ne sont pas des idées “de pro”, c’est du concret pour n’importe quel coach amateur qui veut faire progresser son groupe sans matériel sophistiqué. L’important, c’est de connecter chaque exercice à une situation réelle vue en match. Plus tes joueurs comprennent le “pourquoi” derrière ce qu’ils travaillent, plus ils s’engagent et plus ça se voit le week-end.
Au final, ce Football amateur : Sainte-Christie Preignan résiste difficilement à Auch dans un duel décisif entre leaders opposés est plus qu’un titre accrocheur. C’est un cas d’école pour tous ceux qui aiment le foot vrai : celui des blocs qui coulissent, des gardiens qui sauvent, des buts qui valent plus que trois points, et des équipes qui refusent de lâcher malgré le classement.
Quel a été le score de Sainte-Christie Preignan contre la réserve d’Auch ?
Sainte-Christie Preignan s’est imposé 2-1 face à la réserve d’Auch Football. Les locaux ont ouvert le score rapidement, les Auscitains ont égalisé, puis le SCPAS a inscrit le but décisif à la 70e minute.
Pourquoi ce match entre Sainte-Christie Preignan et Auch est-il qualifié de duel décisif entre leaders opposés ?
Ce match opposait le leader du groupe E de Régional 3, Sainte-Christie Preignan, à la lanterne rouge, la réserve d’Auch. Les deux équipes sont leaders dans leur propre combat : l’une pour la montée, l’autre pour le maintien. L’enjeu mental et comptable était donc énorme pour les deux camps.
Quelles ont été les principales individualités en vue lors de cette rencontre ?
Côté Sainte-Christie Preignan, Carrère A. et Humbel ont été décisifs au tableau d’affichage, tandis que Ruffel a été important dans l’animation offensive. Côté Auch, le gardien Picarougne a réalisé plusieurs arrêts déterminants, Ousseni a pesé offensivement, et Hasani S. a signé le but de l’égalisation.
Quel impact ce résultat a-t-il eu sur le classement de la poule ?
Cette victoire permet à Sainte-Christie Preignan de conserver la tête du groupe E avec trois points d’avance sur son dauphin Séméac. Pour Auch II, la défaite maintient l’équipe à la dernière place, toujours à la lutte pour recoller au club qui la précède, notamment Pavie.
Que peuvent retenir les joueurs amateurs de ce type de match serré en Régional 3 ?
Ils peuvent retenir l’importance du respect de l’adversaire, de la concentration sur 90 minutes, du rôle clé du gardien et des courses dans la profondeur. Ce match montre aussi que le mental, la discipline et le travail des bases à l’entraînement font souvent la différence, bien plus que les gestes spectaculaires.
Source: www.ladepeche.fr


