Lionel Messi a passé sa vie à faire parler ses pieds. Mais maintenant que la fin de sa carrière approche, c’est surtout sa vision du jeu et de l’après-foot qui intéresse tout le monde. Dans un long entretien accordé à une chaîne YouTube argentine, le numéro 10 de l’Inter Miami a ouvert la porte sur quelque chose que les fans n’avaient pas forcément imaginé : un futur où il reste dans le foot, mais pas sur un banc, et encore moins en survêtement de coach. Il le dit clairement : il ne se voit pas avec le sifflet autour du cou. En revanche, l’idée de propriétaire de club, de bâtir un projet de zéro, ça, ça l’allume vraiment.
Ce qui ressort de ses paroles, c’est un mélange rare entre lucidité, humilité et ambition. Messi ne cherche pas à devenir un “nouveau Guardiola” ou à copier les anciens cracks devenus entraîneurs. Il veut tracer sa propre route, avec un rôle où il peut transmettre, structurer, décider, sans être collé à la ligne de touche à hurler sur un quatrième arbitre. Il parle de jeunes à faire grandir, de club à construire, d’un environnement sain pour progresser. Et tout ça colle parfaitement avec ce qu’on connaît du personnage : discret, posé, amoureux du ballon, mais allergique au cirque médiatique permanent.
Sa vie actuelle à Miami explique aussi beaucoup de choses. Là-bas, dans un quartier plutôt calme, entouré de gens qui ne vivent pas tous pour le football, Messi découvre une autre manière de respirer. Il assume son côté solitaire, ce besoin d’être au calme pour compenser le bruit, la pression, le tumulte d’une maison avec trois enfants et d’une carrière passée sous les projecteurs. À 38 ans, sous contrat avec l’Inter Miami jusqu’en 2028, il commence à regarder au-delà de la ligne de touche, sans se précipiter, mais avec des idées déjà bien claires sur ce qu’il veut… et surtout sur ce qu’il ne veut pas.
En bref :
- Messi ne se projette pas comme entraîneur et l’affirme sans détour, malgré les attentes de nombreux fans.
- Il se voit plutôt dans un rôle de président ou propriétaire de club, avec l’envie de bâtir un projet et de faire grandir des jeunes joueurs.
- Son contrat avec Inter Miami CF court jusqu’en 2028, ce qui lui laisse du temps pour préparer tranquillement sa reconversion.
- Sa personnalité discrète, son goût pour la solitude et sa nouvelle vie paisible à Miami pèsent lourd dans sa décision de ne pas devenir coach.
- Son cas est intéressant pour tous les joueurs amateurs ou coachs : il montre qu’il existe d’autres façons d’avoir un impact sur le football que d’être sur un banc.
Messi explique pourquoi il ne se voit pas entraîneur : une vision du foot différente
Quand un joueur comme Lionel Messi parle de son avenir, beaucoup imaginent tout de suite un banc de touche, un tableau tactique, des causeries électriques dans un vestiaire. C’est le schéma classique : après une grande carrière, tu deviens coach, tu essayes de retransmettre ton génie. Sauf que lui casse ce cliché. Il le dit sans tourner autour : “Je ne me vois pas comme entraîneur.” Pas par manque de passion, mais parce que ce rôle ne colle pas à sa façon d’être.
Si tu regardes bien, ça se sentait déjà dans sa manière de jouer. Messi, ce n’est pas le gars qui hurle, qui gesticule, qui met des coups de pression à tout le monde. Son leadership passe par le jeu, les choix, la justesse. Sur un banc, le métier change. Tu dois gérer un groupe de vingt-cinq, faire des discours, assumer la pression médiatique, justifier chaque choix. Pour un joueur aussi introverti, qui aime rester dans sa bulle, ce n’est pas naturel. Et il a l’honnêteté de le reconnaître.
Dans son entretien à la chaîne Luzu TV, il insiste : il aime penser football, il aime regarder, analyser, mais le quotidien d’un entraîneur, avec ses tensions, ses polémiques, ses cycles courts, ce n’est pas ce qu’il recherche. Il ne cherche pas la lumière pour la lumière. Il sait aussi qu’être un immense joueur ne garantit pas d’être un bon coach. Beaucoup se plantent en croyant que leur talent se transmet par magie. Là, il envoie un message important : changer de rôle, c’est changer de métier, pas juste prolonger sa carrière autrement.
Imagine un coach amateur comme Karim, 32 ans, qui gère une équipe sénior de district. Lui, il n’a pas le talent de Messi, mais il passe ses soirées à préparer ses séances, analyser ses matchs, gérer les égaux dans le vestiaire. Ce taf-là, Messi le voit, il le respecte, mais il sait aussi qu’il ne veut pas cette vie-là au quotidien. Ce n’est pas une question de niveau, c’est une question de profil humain. Et ça, beaucoup de joueurs sous-estiment cette réalité au moment de se reconvertir.
Derrière ce refus du banc, il y a aussi la fatigue mentale accumulée. Pendant plus de vingt ans, Messi a vécu avec une pression folle : Barcelone, l’Argentine, Paris, Miami, la Coupe du monde, les Ballons d’Or… toujours attendu, toujours jugé. Endosser un rôle d’entraîneur, c’est replonger la tête la première dans un vortex médiatique. À un moment, tu peux aimer le foot, mais avoir besoin d’une autre forme de relation au jeu. Une relation plus calme, plus maîtrisée, plus choisie.
Ce qu’il montre là, c’est qu’un joueur, même au top, a le droit de dire : “Ce rôle-là, ce n’est pas pour moi.” Et ça, c’est une leçon aussi pour toi, que tu sois joueur amateur ou éducateur : tu n’es pas obligé de suivre le chemin attendu. Tu peux aimer le foot, le comprendre, et décider de l’aborder autrement. La vraie question, ce n’est pas “Quel rôle fait rêver les autres ?”, mais “Dans quoi tu peux être vraiment bon et épanoui ?”
Au final, son refus du banc ne veut pas dire qu’il se coupe du jeu. Au contraire, il prépare un autre type d’impact. Et c’est là que sa réflexion devient intéressante pour tous ceux qui, un jour, devront aussi penser à l’après-carrière, même en district ou en régional.

Un Messi propriétaire de club : bâtir, transmettre, faire grandir
Quand Messi parle de son avenir, un mot revient souvent : propriétaire. Pas propriétaire de villa avec piscine, ça il connaît déjà, mais propriétaire de club. L’idée qui l’attire, c’est de prendre un projet depuis le début, de “partir de zéro” comme il le dit, et de le faire grandir étape par étape. Là, on est loin du simple rôle d’ambassadeur qui fait des photos au bord du terrain. On parle d’un vrai projet de construction de club.
Ce qui le motive, c’est la possibilité de donner une chance aux jeunes. Il insiste sur le fait de “leur offrir la possibilité de progresser et de réaliser quelque chose d’important”. On sent derrière ça le gamin de Rosario qui a eu sa chance à Barcelone, mais qui sait aussi combien d’enfants talentueux n’ont jamais eu la bonne structure pour exploser. Dans un rôle de propriétaire, il peut agir sur tout le cadre : la formation, les éducateurs, les infrastructures, la mentalité du club.
Pour bien comprendre ce que ça peut donner, regarde un club amateur comme le YAC!, par exemple, avec un président qui aime le ballon, mais surtout qui pose un cadre : des éducateurs formés, des séances organisées, un projet de jeu clair, une vraie place donnée aux jeunes. Maintenant, transpose ça avec la vision et l’expérience de Messi. Tu imagines l’attraction pour des joueurs, pour des coachs, pour des partenaires ? Mais surtout, tu imagines l’exigence sur la qualité de formation, le sérieux au quotidien, le respect du jeu ?
Dans ce rôle, Messi pourrait peser sur plusieurs niveaux :
- Le projet sportif : philosophie de jeu, profil de joueurs recherchés, importance de la formation.
- Les infrastructures : centres d’entraînement, terrains, conditions d’accueil des jeunes.
- La culture du club : état d’esprit, rapport aux supporters, gestion des pressions.
- Le lien avec les éducateurs : leur donner des moyens, de la confiance, une vraie identité à transmettre.
Contrairement à un coach qui vit au rythme du prochain match et du prochain classement, un propriétaire peut penser à cinq, dix ans. Ça colle parfaitement avec quelqu’un qui a passé sa vie à lire les espaces, anticiper les situations, voir avant tout le monde. Sur le terrain, Messi voyait deux passes à l’avance. Là, il pourrait voir deux saisons à l’avance.
Évidemment, être propriétaire, ce n’est pas juste avoir un grand nom. C’est aussi gérer, décider, parfois trancher dans le dur. Mais avec son vécu, il sait ce qui fonctionne dans un vestiaire, ce qui casse un groupe, ce qui fait progresser un jeune. Il a connu la Masia, le Barça de Guardiola, les rotations, les discours, les exigences quotidiennes. Si tout ça se transforme en projet concret, ça peut devenir un club modèle pour le travail de formation et la qualité de jeu.
Pour toi, joueur ou coach amateur, cette réflexion est utile. Elle montre que le vrai pouvoir dans un club, ce n’est pas seulement sur le banc ou sur le terrain. C’est dans la capacité à construire une structure qui aide les joueurs à grandir. Messi, en visant ce rôle-là, envoie un message clair : le foot, ce n’est pas que le match du week-end, c’est tout ce que tu mets autour pour le rendre possible.
On passe d’un Messi qui portait un club sur ses épaules à un Messi qui pourrait, demain, porter un projet complet. Différent, mais tout aussi exigeant.
Cette prise de position nourrit aussi beaucoup de débats dans les médias et chez les passionnés, mais derrière les titres, il y a une vraie logique de carrière à décoder.
La personnalité discrète de Messi, entre solitude choisie et pression permanente
Pour comprendre pourquoi Messi ne veut pas devenir entraîneur, il faut regarder au-delà du maillot et des buts. Il faut regarder l’homme. Et lui-même le décrit avec des mots simples : “Je suis vraiment bizarre. J’aime beaucoup être seul.” Dit comme ça, ça peut surprendre pour une superstar, mais ça explique énormément de choses sur ses choix.
Entre les entraînements, les matchs, les tournées, les obligations médiatiques, un joueur de ce niveau vit une vie où tout est observé, commenté, disséqué. Ajoute à ça une maison avec trois enfants qui courent partout, rient, crient, demandent de l’attention. À un moment, même le plus grand des génies a besoin d’une bulle. Ça ne veut pas dire qu’il fuit les autres. Ça veut dire qu’il recharge ses batteries dans le calme, pas dans l’agitation.
Sur un banc de touche, cette bulle explose. Tu dois parler tout le temps, être constamment dans la communication, la gestion, les médias, les réunions avec les dirigeants. Pour un profil comme Messi, c’est presque à l’opposé de son fonctionnement naturel. Sa force, c’est l’observation silencieuse, la lecture du jeu, le geste juste au bon moment. Ce n’est pas le discours de quinze minutes dans un vestiaire pour réveiller tout le monde.
Cette timidité assumée ne l’a jamais empêché de prendre ses responsabilités sur le terrain. Souviens-toi de la Coupe du monde, des finales, des moments chauds. Il prend le ballon, il assume. Mais dès que le match se termine, il retourne dans un mode beaucoup plus discret. C’est aussi pour ça qu’il a longtemps été perçu comme un leader “silencieux”, contrairement à d’autres qui parlent fort et gesticulent.
Un joueur amateur comme Sofiane, par exemple, adore être au centre du vestiaire, lancer les blagues, prendre la parole. Pour lui, devenir coach, c’est presque naturel. Il aime parler, expliquer, recadrer. Messi, lui, serait plutôt du genre à rester dans son coin, à observer, et à lâcher une phrase clé au bon moment. Deux types de leadership, deux types d’après-carrière possibles.
Ce besoin de solitude, il le relie aussi à la pression qu’il a vécue. Quand tu es considéré comme le meilleur du monde pendant des années, chaque fois que tu mets un pied sur le terrain, on t’attend. Les critiques, les comparaisons, les polémiques… tout ça laisse des traces. En décidant de ne pas devenir entraîneur, il se protège d’une nouvelle vague de pression permanente. Il choisit un rôle où il peut agir en profondeur, sans être exposé en première ligne tous les trois jours.
Au lieu de juger ce choix, tu peux t’en inspirer. Toi aussi, tu as un tempérament. Peut-être que tu n’aimes pas trop parler en public, peut-être que tu préfères la réflexion au contact direct. Ça ne veut pas dire que tu n’as pas ta place dans le foot. Ça veut dire que tu dois chercher le rôle qui colle à ta personnalité. Messi, avec toute sa carrière derrière lui, envoie exactement ce signal-là.
En résumé, sa discrétion n’est pas une faiblesse, c’est un filtre. C’est ce qui lui permet aujourd’hui de dire non à un rôle qui ne lui correspond pas, et oui à un projet où il pourra être lui-même tout en restant dans le jeu.
Ce regard plus intime sur sa personnalité permet de mieux relier ses envies de futur propriétaire à sa manière de vivre et de penser le football.
Miami, la MLS et une fin de carrière pensée comme une transition intelligente
Le choix de l’Inter Miami CF et de la MLS, ce n’est pas juste un dernier gros contrat pour finir tranquillement au soleil. C’est aussi une manière pour Messi de préparer la suite. Son contrat prolongé jusqu’en 2028 lui donne du temps pour jouer, mais aussi pour observer un autre environnement, comprendre un autre marché, tester un autre rythme de vie. Tout ça compte énormément dans sa réflexion post-carrière.
À Miami, il explique vivre “plus paisiblement”. Dans son quartier, les gens ne sont pas tous branchés H24 sur le foot. Le regard est moins lourd, la pression médiatique plus diffuse. Pour quelqu’un qui a grandi dans un monde où chaque dribble était filmé et commenté, ce changement pèse lourd. Il découvre un autre rapport à la célébrité, plus distant, presque plus sain pour un père de famille.
Sportivement, la MLS lui offre aussi un contexte différent. Le championnat est en pleine croissance, en quête de visages forts pour accélérer son développement. Messi devient une sorte de vitrine, mais aussi un test grandeur nature : comment intégrer une star mondiale dans un projet à long terme ? Là encore, il apprend, il regarde, il voit comment un club peut se structurer autour d’une figure forte sans perdre son identité.
On peut résumer plusieurs éléments clés de sa situation actuelle dans le tableau suivant :
| Élément | Détail | Impact sur son avenir post-carrière |
|---|---|---|
| Âge et expérience | 38 ans, carrière au plus haut niveau depuis plus de 20 ans | Vision globale du football, recul suffisant pour choisir son futur rôle |
| Contrat Inter Miami | Prolongé jusqu’en 2028 | Laisse le temps de préparer tranquillement un projet de club ou de propriété |
| Cadre de vie à Miami | Quartier calme, football moins central dans la culture locale | Permet de respirer et d’imaginer un futur moins exposé médiatiquement |
| Rôle actuel dans la MLS | Icône du championnat, figure de développement de la ligue | Compréhension du modèle américain, utile pour un futur rôle de propriétaire |
| Refus du poste d’entraîneur | Position clairement affichée publiquement | Oriente la réflexion vers des rôles structurels : manageur, président, propriétaire |
Pour un joueur amateur, cette gestion de fin de carrière est une vraie leçon. Trop nombreux sont ceux qui arrêtent du jour au lendemain, sans transition, et se retrouvent perdus. Là, Messi construit une rampe de sortie. Il continue de jouer à haut niveau, mais dans un contexte plus apaisé, tout en se rapprochant d’un pays où la culture sportive laisse une grande place aux propriétaires, aux franchises, aux projets à long terme.
Tu peux faire pareil, à ton échelle. Si tu joues encore, commence à regarder autour de toi : arbitrage, formation, direction de club, communication, préparation mentale. Il y a mille façons de rester dans le foot sans enfiler un survêtement d’entraîneur. Le cas Messi le montre à grande échelle, mais l’idée est la même pour toi : prépare ton après avant que tout s’arrête.
En choisissant la MLS et en parlant ouvertement de son envie de posséder un club, Messi transforme sa fin de carrière en laboratoire. Il teste une nouvelle vie, un nouveau rythme, un nouveau rapport au jeu. Ce n’est pas une fin, c’est une bascule.
Ce que les joueurs et coachs amateurs peuvent apprendre des choix de Messi
Tu peux te dire : “Ok, mais moi je ne suis pas Messi, je joue en D3 district, quel rapport ?” Justement, c’est là que ça devient intéressant. Ses choix, ses refus, sa façon de penser l’après-foot donnent des leçons valables à tous les niveaux. Le but, ce n’est pas de copier sa trajectoire, mais de comprendre la logique derrière.
Premier enseignement : tu n’es pas obligé de devenir entraîneur parce que tu aimes le foot. Beaucoup de joueurs arrêtent et se jettent dans le coaching sans vraiment se demander si ça leur correspond. Ils découvrent ensuite la réalité : gérer un groupe, préparer des séances, parler aux dirigeants, parfois prendre des coups pour tout le monde. Certains y prennent goût, d’autres se brûlent. Messi, lui, a pris le temps de regarder tout ça et de dire non, en assumant.
Deuxième enseignement : pense ton avenir en fonction de ta personnalité, pas seulement de tes compétences. Tu peux être un excellent lecteur du jeu sans aimer parler devant vingt joueurs. Tu peux être très à l’aise pour expliquer des consignes, mais détester la pression du résultat. Tu peux adorer le vestiaire, mais détester la gestion administrative. Observe-toi honnêtement, comme tu analyserais un match.
Troisième enseignement : il existe plein de rôles dans un club, pas seulement celui de coach. Pour t’aider à y voir plus clair, voici quelques pistes :
- Éducateur jeunes : si tu aimes expliquer, répéter, voir progresser.
- Responsable de la formation : si tu as une vision globale du parcours joueur.
- Dirigeant ou président : si tu aimes organiser, structurer, décider.
- Préparateur mental ou physique : si tu t’intéresses au corps et à la tête des joueurs.
- Arbitre : si tu veux rester au cœur du jeu avec un autre rôle clé.
Messi, lui, vise le plus haut niveau de ce type de rôle : propriétaire de club. Mais la logique est la même pour un président de petit club de village. Le job, c’est de créer un cadre où les joueurs peuvent s’éclater, progresser, où les coachs peuvent travailler correctement, où les jeunes ont un vrai parcours.
Dernier enseignement : commence à réfléchir tôt. Tu vois comment Messi, encore sous contrat jusqu’en 2028, parle déjà de son futur ? Ce n’est pas parce qu’il est pressé, c’est parce qu’il est lucide. Le corps ne suit pas éternellement, même quand tu es le meilleur. En district, c’est pareil. À un moment, les genoux grincent, les ischios tirent, les lendemains de match sont de plus en plus lourds. Si tu attends que tout casse pour réfléchir, tu subiras la suite au lieu de la choisir.
Ce qui ressort de tout ça, c’est une mentalité : prendre son avenir en main, au lieu de le laisser aux habitudes ou aux attentes des autres. Messi ne sera pas coach parce que ça “ferait bien” ou parce que ça ferait plaisir aux fans. Il construira autre chose, à son image. À toi maintenant de te poser la question : quel rôle, dans le foot, serait vraiment à ton image ?
Pourquoi Lionel Messi dit-il qu’il ne se voit pas devenir entraîneur ?
Lionel Messi explique qu’il ne se projette pas dans le rôle d’entraîneur, car ce métier ne correspond pas à sa personnalité. Il se sait discret, plutôt porté sur l’observation que sur la communication permanente, et il ne souhaite pas revivre une pression quotidienne similaire à celle de sa carrière de joueur. Il préfère un rôle plus global et plus calme que celui d’un coach sur le banc.
Quel rôle Lionel Messi envisage-t-il après sa carrière de joueur ?
Messi se voit davantage comme propriétaire ou président de club. Il aimerait partir d’un projet quasi vierge, construire une structure solide, offrir des opportunités aux jeunes et faire grandir un club dans la durée. Il veut rester dans le football, mais en agissant sur la structure et la vision plutôt que sur la gestion du match au jour le jour.
En quoi sa vie à Miami influence-t-elle ses projets post-carrière ?
Sa vie à Miami lui offre un environnement plus paisible que ce qu’il a connu en Europe. Le football y est moins envahissant dans la vie quotidienne, ce qui lui permet de respirer et de réfléchir sereinement à la suite. Cette atmosphère, combinée à son contrat avec l’Inter Miami jusqu’en 2028, lui donne le temps de préparer sa reconversion sans précipitation.
Qu’est-ce que les joueurs amateurs peuvent apprendre du choix de Messi ?
Les joueurs amateurs peuvent retenir qu’il n’existe pas un seul chemin après une carrière, même modeste. Devenir entraîneur n’est pas une obligation. L’important est d’identifier un rôle qui correspond à sa personnalité et à ses envies : éducateur, dirigeant, arbitre, préparateur, etc. Comme Messi, chacun peut réfléchir tôt à son après-foot pour le choisir plutôt que le subir.
Messi restera-t-il malgré tout proche du terrain après sa retraite ?
Même s’il ne souhaite pas devenir entraîneur, tout indique que Messi restera très lié au terrain via le projet de club qu’il vise. En tant que propriétaire ou président, il pourra influencer la philosophie de jeu, la formation des jeunes, le choix des coachs et la culture du club, tout en évitant l’exposition quotidienne d’un poste de coach.
Source: www.lequipe.fr


