Florent Ferradou : une passion engagée au cœur du football à Escazeaux, c’est l’histoire d’un éducateur qui ne se contente pas de poser des plots et de lancer des jeux réduits. C’est un gars de village, enraciné à Escazeaux, qui a choisi d’utiliser le ballon comme un pont entre les générations, entre la Lomagne et des coins du monde où les enfants jouent encore pieds nus sur des terrains en terre. Au FCL 82, il ne cherche pas la lumière, mais il éclaire le quotidien du club : stages pendant les vacances, accompagnement des plus jeunes, présence tranquille mais constante. Son football, il le veut accessible, solidaire et profondément humain.
Ce qui frappe, c’est la continuité entre ce qu’il fait dans son club et ce qu’il emmène à l’autre bout de la planète. Quand Florent part au Laos avec ses coéquipiers de l’association, il ne change pas de costume : il reste éducateur, pédagogue, proche des gamins. Sauf que là-bas, les enfants découvrent pour la première fois un vrai terrain tracé, des cages avec filets, quelques ballons neufs. Le projet ne se limite pas au jeu : il y a aussi l’installation de mini-terrains, le soutien à une association locale, le financement d’un poulailler pour nourrir les cantines scolaires. Partout, la même logique : le sport comme prétexte pour créer du lien, transmettre des valeurs, ouvrir des horizons. À Escazeaux comme en Asie, le fil rouge reste le même : un football qui fait grandir les gens avant de faire gagner des matchs.
En bref
- Un éducateur ancré à Escazeaux : formé sur les terrains de Lomagne, Florent incarne un football de proximité, tourné vers le collectif et la transmission.
- Un pilier du FCL 82 : responsable des stages vacances, présent auprès des jeunes, il porte l’identité d’un club qui mise sur l’humain avant le résultat.
- Un engagement humanitaire concret : missions avec Coach Sans Frontières, installation de mini-terrains, dons de matériel et soutien à des projets éducatifs locaux.
- Une vision du football éducatif : le ballon comme outil social, pour apprendre le respect, la coopération, la confiance et la responsabilité.
- Un exemple pour le foot amateur : prouver qu’un club de village peut rayonner bien au-delà de ses frontières grâce à un projet clair et des bénévoles engagés.
Florent Ferradou, un enfant d’Escazeaux façonné par le football amateur
Pour comprendre la passion engagée de Florent Ferradou, il faut remonter là où tout commence : Escazeaux et la Lomagne. Dans ces coins-là, le foot n’est pas un décor de réseaux sociaux, c’est le rendez-vous du week-end, le baromètre du village. On y apprend très tôt que sans les autres, tu ne vas nulle part. Tu peux avoir deux pieds en or, si tu ne défends pas pour ton pote, tu ne vaux pas grand-chose. Cette culture du collectif a marqué Florent dès l’enfance et elle se lit encore aujourd’hui dans sa manière de coacher et de s’engager.
Il grandit sur ces petits terrains où les vestiaires sont parfois plus froids que l’extérieur, mais où l’on ressort toujours avec une blague, un conseil d’ancien, une poignée de main. Le ballon sert d’excuse pour se retrouver, pour apprendre à vivre ensemble. Les plus grands prennent sous leur aile les plus jeunes, les parents donnent un coup de main pour les déplacements, et le dimanche, on refait le match au bord du terrain. C’est dans cette ambiance qu’il forge sa vision : le foot, c’est d’abord une histoire de liens humains, pas une question de projecteurs.
Très vite, Florent ne se contente plus de jouer. Comme beaucoup de passionnés, il glisse naturellement vers l’encadrement des plus jeunes. Pas par ego, mais parce qu’il sent que ce qu’il a reçu, il doit le rendre. Il se forme, passe ses diplômes, affine sa pédagogie. Sa licence A UEFA ne tombe pas du ciel : c’est des années de terrain, de séances montées, d’erreurs corrigées, de discussions avec d’autres éducateurs. Là où certains voient un bout de papier, lui y voit surtout un outil pour être encore plus utile aux enfants et aux clubs qui lui font confiance.
Dans le vestiaire, son style ne repose pas sur les grands discours. Il parle simple, droit au but. Pas besoin de hurler pour se faire respecter. Il sait qu’avec les jeunes, la clé, c’est d’être cohérent : dire peu, mais faire ce qu’on dit, être présent quand il faut, tenir le cadre sans humilier. Cette façon de travailler, on la retrouve à Escazeaux, mais aussi dans les Landes où il vit et s’implique. Son identité ne change pas de région en région : il reste ce gars pour qui un bon éducateur, c’est quelqu’un qui écoute, observe et accompagne avant de commander.
Ce qui le distingue aussi, c’est cette capacité à relier le petit monde du foot amateur à quelque chose de plus large. Quand il raconte ses expériences à l’étranger à des jeunes du FCL 82, il ne cherche pas à se mettre en avant. Il montre simplement que le même ballon, les mêmes règles, peuvent rassembler des enfants de Lomagne et des gamins d’un village reculé d’Asie. Cette prise de conscience, ça change la manière dont un jeune regarde son entraînement du mardi soir. D’un coup, les exercices prennent une autre dimension : ce que tu apprends ici peut te servir n’importe où dans le monde.
Au final, Florent Ferradou reste profondément un enfant d’Escazeaux, avec les valeurs simples et solides qu’on y apprend : respect, travail, fidélité au club, goût de l’effort. Mais il les a poussées plus loin, en les emmenant au-delà des frontières. Et c’est là que son parcours devient inspirant pour tous ceux qui pensent que le foot amateur se limite à un petit périmètre géographique. Sa trajectoire rappelle une chose essentielle : quand tu prends le jeu au sérieux, sans te prendre au sérieux, le football t’ouvre des portes que tu n’avais même pas imaginées.

Le rôle de Florent Ferradou au FCL 82 : un football accessible et solidaire
Au FC Lomagne 82, beaucoup de gens passent, certains marquent un but important, d’autres marquent surtout les esprits. Florent fait clairement partie de cette deuxième catégorie. Dès son arrivée au club, il ne s’est pas contenté de prendre une équipe et d’assurer le minimum. Il s’est engagé sur plusieurs fronts : séances d’entraînement, organisation des stages pendant les vacances, lien avec les familles, participation à la vie du club au sens large. Résultat, en quelques mois, il est devenu l’un des visages forts de l’identité FCL 82.
Sa mission principale tourne autour des jeunes. Sur les stages, il construit des journées complètes : ateliers techniques, jeux collectifs, moments d’échanges, temps calmes. Pas question de balancer les gamins sur un terrain et d’improviser. Tout est pensé pour que chaque enfant progresse à son rythme. Il insiste sur les appuis, les contrôles, la vision de jeu, mais aussi sur les réflexes de base : arriver à l’heure, écouter, respecter les autres, ranger le matériel. Pour lui, un bon stage foot, ce n’est pas juste repartir avec un maillot, c’est repartir avec des repères.
Dans le vestiaire, les parents sentent vite qu’ils peuvent lui faire confiance. Il prend le temps d’expliquer, de rassurer, de poser un cadre clair. Quand un gamin décroche, il ne le lâche pas, il essaie de comprendre ce qui bloque : timidité, manque de confiance, problème à l’école. Cette disponibilité, ce calme, c’est ce qui fait la différence. On n’est pas dans un centre de formation où tout va très vite. On est dans un club de Lomagne où chaque licencié compte et où un éducateur comme Florent devient un repère pour toute une génération.
Le FCL 82 veut défendre une image : un club familial, accessible et ouvert. Florent colle parfaitement à cette ligne. Il ne filtre pas les gamins selon leur niveau. Que tu sois adroit ou complètement perdu dans tes placements, tu as ta place. La seule condition, c’est d’être prêt à écouter et à faire des efforts. Il répète souvent aux joueurs : “On ne te demande pas d’être le meilleur, on te demande d’être sérieux et d’être là pour les autres”. Pour un club amateur, ce genre de discours, répété par les bonnes personnes, c’est ce qui construit une culture sur la durée.
Voilà pourquoi le club met régulièrement en avant son engagement. Pas pour faire joli sur un site, mais parce que son comportement au quotidien traduit ce que le FCL 82 veut devenir : un lieu de vie, pas juste un terrain de foot. Les stages où les plus grands viennent aider les plus petits, les événements solidaires, les échanges autour de ses missions à l’étranger, tout ça nourrit une dynamique qui dépasse le simple cadre sportif. Les jeunes comprennent que porter ce maillot, c’est aussi représenter certaines valeurs.
Pour mieux saisir l’impact de ce type de profil dans un club amateur, regarde quelques axes concrets sur lesquels Florent appuie son travail :
- Organisation des stages vacances : planification des séances, gestion des groupes, animation de la vie de groupe.
- Accompagnement éducatif : insistence sur la politesse, l’écoute, l’entraide entre joueurs.
- Relation avec les familles : disponibilité pour échanger, expliquer les choix, calmer les tensions éventuelles.
- Transmission des valeurs du club : respect des arbitres, des adversaires, des infrastructures.
- Ouverture sur le monde : partage de ses expériences humanitaires pour élargir la vision des jeunes.
À travers ce rôle, Florent n’est pas seulement un éducateur de plus dans l’organigramme. Il est l’un de ceux qui donnent un sens au projet du club. Quand un jeune passe plusieurs saisons sous ses ordres, il n’apprend pas seulement à se placer dans un bloc équipe, il apprend à se comporter. Et ça, pour un club, c’est autant une victoire qu’un titre de champion de district. C’est ce genre de victoire silencieuse qui fait grandir le football amateur.
Un engagement humanitaire fort : du FCL 82 aux villages du Laos
Si l’histoire de Florent Ferradou à Escazeaux marque autant, c’est aussi parce qu’elle déborde largement des lignes de touche de la Lomagne. À un moment, il aurait pu se contenter de bien bosser dans son club, de faire progresser ses jeunes et d’en rester là. Mais il a choisi de pousser le curseur plus loin en s’impliquant dans des projets humanitaires où le foot devient un véritable levier social. Son engagement avec Coach Sans Frontières illustre parfaitement cette démarche.
Le principe est simple, mais puissant : utiliser le football dans des zones où l’accès au sport est quasi nul, voire inexistant. Là-bas, les enfants jouent parfois avec des ballons usés, sans chaussures, sur des terrains improvisés. Et pourtant, l’envie de jouer est la même. Florent l’a constaté sur plusieurs missions : dès qu’un ballon roule, les barrières tombent. La langue, les différences culturelles, tout passe au second plan. Reste le jeu, les rires, les équipes qui se forment naturellement.
En début d’année, une mission au Laos a marqué un tournant. Avec trois autres volontaires – Matthieu Brunet, Maxime Machinet et Sébastien Hourdillé –, il a pris la route pour la province de Lang Khang. Objectif : installer deux mini-terrains de football dans les villages de Dou et de Vang Maner, distribuer du matériel (ballons, chasubles, maillots, plots), proposer des séances éducatives et soutenir l’association locale Sourires d’Enfants. Une partie du projet consistait aussi à financer un poulailler pour alimenter les cantines scolaires, afin d’améliorer concrètement le quotidien des enfants.
Ce n’est pas un voyage de confort. Longues heures dans des véhicules sur des pistes défoncées, chaleur étouffante pendant la pose des structures, imprévus logistiques. Mais sur place, chaque difficulté s’efface devant certaines images : des gamins qui n’avaient jamais vu de cages avec filets qui restent plantés devant, bouche bée ; des maîtres d’école qui viennent prêter main-forte pour que le terrain soit prêt à temps ; des séances où 50 enfants se pointent, parfois encore en tenue scolaire, juste pour taper dans un ballon et sentir qu’on s’occupe d’eux.
Pour donner une vue claire de ce type de mission, voici un tableau récapitulatif :
| Élément clé | Description |
|---|---|
| Zones d’action | Villages de Dou et Vang Maner, province de Lang Khang (Laos) |
| Objectifs principaux | Installation de 2 mini-terrains, dons de matériel sportif, animations football éducatif |
| Partenaires locaux | Association Sourires d’Enfants, écoles villageoises |
| Projet complémentaire | Financement d’un poulailler pour soutenir les cantines scolaires |
| Budget global | Environ 5 000 euros, issus de dons et d’actions de collecte |
Ce genre de projet, ce n’est pas juste une parenthèse exotique pour poster deux photos sur les réseaux. C’est une continuité logique de ce que Florent défend au FCL 82 : un foot qui sert réellement aux gens. Quand il revient à Escazeaux, il ne raconte pas seulement des anecdotes. Il raconte des enfants qui attendent toute la semaine pour leur séance, des villages où un simple terrain tracé devient un lieu de rendez-vous, des enseignants qui utilisent le ballon pour travailler la discipline, la coopération, le respect.
Et forcément, ça rejaillit sur sa manière de voir le foot ici. Comment râler sur un terrain un peu bosselé en district quand on vient de monter des buts sur un sol en terre battue à l’autre bout du monde ? Comment tolérer les mauvais comportements envers les arbitres quand on a vu des gamins faire la queue juste pour dire merci après une séance ? Ces expériences donnent de la perspective. Elles rappellent que ce qu’on vit dans nos clubs amateurs est une chance, à condition de ne pas l’oublier.
Ce pont permanent entre Escazeaux et le Laos, entre Lomagne et d’autres pays, montre qu’un éducateur amateur peut peser beaucoup plus qu’il ne l’imagine. Pas besoin d’être connu, pas besoin d’avoir joué en pro. Il suffit de se bouger, de monter un projet solide, de s’entourer, et d’y mettre du cœur. C’est exactement ce que représente l’engagement humanitaire de Florent : la preuve concrète qu’un foot de village peut avoir un impact mondial, si on l’utilise intelligemment.
Un football éducatif : pédagogie, mental et collectif au cœur du projet Ferradou
Derrière les buts marqués et les beaux gestes, le vrai travail d’un éducateur comme Florent Ferradou se joue ailleurs : dans la pédagogie, le mental et le collectif. Sa manière de voir le foot à Escazeaux est claire : si tu veux progresser, commence par comprendre le jeu et te comprendre toi-même. La technique, ça se bosse. Mais sans discipline, sans écoute et sans respect, ça ne sert à rien.
Sur le terrain, il parle beaucoup de jeu sans ballon. Pour lui, un jeune qui sait se déplacer, se rendre disponible, fermer les lignes de passe, c’est un joueur qui a déjà un coup d’avance sur beaucoup d’autres. Il répète que courir partout ne veut rien dire si tu ne sais pas pourquoi tu cours. Alors il insiste sur la lecture du jeu, les repères simples : quand ton coéquipier est sous pression, tu te rapproches ; quand on perd la balle, tout le monde se replace vite ; quand le bloc doit remonter, on le fait ensemble, pas chacun dans son coin.
Sa pédagogie repose sur trois axes majeurs :
- Clarté : consignes simples, peu de mots, des exemples concrets.
- Répétition : les mêmes principes reviennent séance après séance jusqu’à ce que ça devienne automatique.
- Responsabilisation : il demande aux joueurs de parler entre eux, de corriger un partenaire, de proposer des solutions.
Il sait que le mental fait souvent la différence, surtout à l’échelle du foot amateur. Un jeune qui doute, qui a peur de rater, va se cacher sur le terrain. Alors il crée un environnement où l’erreur est autorisée, tant qu’il y a de la volonté derrière. “Tu rates, ce n’est pas grave. Ce qui m’intéresse, c’est ce que tu fais après”, pourrait résumer sa philosophie. Il pousse les joueurs à enchaîner, à ne pas baisser la tête, à rester connectés au match. Le mental du joueur, pour lui, c’est avant tout cette capacité à rester dedans, même après un mauvais choix.
Le collectif, enfin, reste le cœur de tout. Il rappelle souvent qu’un but vient rarement d’un seul joueur. Avant le dernier passeur, il y a eu un appel, un décalage, une récupération, un pressing bien fait. Il aime valoriser ces aspects-là : celui qui recule pour fermer une ligne, celui qui parle pour organiser, celui qui fait l’effort de replacement. Au FCL 82 comme au Laos, il essaie toujours de récompenser l’attitude avant la statistique. C’est un message fort pour les générations qui consomment le foot à travers les highlights : le football réel, ce n’est pas un montage de gestes techniques, c’est une succession de tâches simples bien faites.
Un exemple concret : pendant un stage, il met en place un jeu de conservation avec deux équipes et des zones à occuper. Plutôt que de pitcher des schémas compliqués, il pose trois règles : garder la largeur, toujours proposer une solution courte au porteur, annoncer ce qu’on fait (“tourne”, “talon”, “dos”, “seul”). Puis il laisse jouer, corrige par petites touches, arrête le jeu pour montrer une bonne situation. Progressivement, les gamins comprennent que parler, se placer, regarder avant de recevoir, ça change tout. Et surtout, ils voient que ce n’est pas réservé aux pros : eux aussi peuvent devenir plus intelligents dans le jeu.
Ce travail éducatif, répété sur des années, fait naître un type de joueur bien particulier : des garçons et des filles qui ne courent pas pour courir, qui ne jouent pas pour briller, mais qui cherchent à faire jouer l’équipe. Dans un foot amateur souvent dominé par le “donne-moi la balle, je vais dribbler tout le monde”, cette approche change la donne. Elle prépare aussi mieux ceux qui, un jour, voudront monter d’un niveau. Ils n’arriveront pas seulement avec des qualités physiques et techniques, mais avec une vraie compréhension du jeu collectif.
C’est là que la patte Ferradou est la plus visible : dans ces réflexes que ses joueurs gardent longtemps après l’avoir quitté. Se replacer sans qu’on te le dise, encourager au lieu de critiquer, accepter une rotation sur le banc sans faire la moue, respecter l’arbitre. Ce ne sont pas des détails, ce sont des fondations. Et à Escazeaux, comme sur un terrain reculé d’Asie, c’est ce genre de détail qui change le visage d’un groupe et donne au football sa vraie profondeur.
L’impact d’un éducateur comme Florent Ferradou sur le football amateur d’Escazeaux et au-delà
Quand on parle de grands noms du foot, on pense tout de suite aux stars, aux coachs de Ligue des champions. Mais la réalité, c’est que le vrai moteur du football, ce sont les éducateurs comme Florent, dans des clubs comme le FCL 82, dans des villages comme Escazeaux. Leur influence ne se mesure pas en titres ni en contrats, mais en trajectoires humaines. Combien de jeunes auront découvert le plaisir de jouer grâce à lui ? Combien garderont le réflexe de tendre la main à un coéquipier en galère parce qu’ils l’ont vu faire pendant des années ?
Son impact est multiple. D’abord, sur le club lui-même. Le FCL 82 gagne en crédibilité et en cohérence. Quand un parent inscrit son enfant, il ne signe pas seulement pour des matches le samedi. Il rejoint un environnement structuré, où la pédagogie est claire, où le projet sportif est connecté à des valeurs fortes. L’engagement humanitaire de Florent, ses missions à l’étranger, tout cela donne une image d’ouverture qui attire d’autres bénévoles, d’autres éducateurs, parfois même des partenaires sensibles à cette vision d’un football responsable.
Ensuite, sur les joueurs. Un gamin qui grandit avec ce type de repères ne voit plus le foot de la même façon. Il comprend vite que ce qui se passe dans son club de Lomagne est connecté à une réalité plus large. Il réalise qu’un ballon peut changer une journée, parfois même une vie, ici comme à des milliers de kilomètres. Ce genre de prise de conscience peut inspirer des vocations : futurs éducateurs, bénévoles, profs de sport, animateurs. C’est là que l’impact de Florent dépasse largement sa génération actuelle de joueurs.
L’exemple de son projet de voyages solidaires en famille, mêlant découverte de pays lointains et actions autour du foot, a aussi marqué les esprits. Pendant plus d’un an, il a sillonné des dizaines de pays, rencontrant des clubs, des associations, des écoles, pour monter des séances, échanger, partager sa méthodologie. Pour beaucoup, c’est une preuve qu’on peut vivre le football autrement, en le connectant à la curiosité, à la découverte d’autres cultures, à une forme d’engagement concret et assumé.
Pour les autres clubs amateurs, le message est clair : on n’a pas besoin d’être une grosse structure pour avoir de grandes idées. Un simple club comme celui d’Escazeaux, avec des moyens modestes, peut rayonner s’il s’appuie sur des personnes comme Florent, capables d’emmener le projet plus loin que le simple cadre sportif. Monter un stage de qualité, organiser une collecte de matériel pour un projet solidaire, inviter un éducateur à raconter son expérience à l’étranger : tout cela est faisable, à condition d’avoir la volonté.
Pour ceux qui lisent cette histoire depuis un autre vestiaire, la vraie question est simple : qu’est-ce que toi, tu peux faire à ton niveau ? Peut-être que tu peux proposer un coup de main pour encadrer les plus jeunes. Peut-être que tu peux aider ton coach à structurer une séance. Peut-être que ton club peut s’associer à un projet de solidarité, même modeste. L’exemple de Florent montre que ce qui compte, ce n’est pas de tout révolutionner du jour au lendemain, c’est d’avancer pas à pas, avec du sens.
Au final, la “passion engagée” de Florent Ferradou, ce n’est pas un slogan. C’est un choix de vie. Un choix qui relie un petit village d’Occitanie à des terrains poussiéreux à l’autre bout de la planète. Un choix qui montre que le foot, quand il est pris au sérieux, peut être bien plus qu’un jeu : un outil d’éducation, de solidarité et de construction personnelle. C’est ce genre d’histoire qui rappelle pourquoi, malgré tous ses défauts, le football reste un sport unique quand il est porté par les bonnes personnes.
Qui est Florent Ferradou dans le paysage du football à Escazeaux ?
Florent Ferradou est un éducateur de football issu d’Escazeaux, très impliqué au FC Lomagne 82. Il y encadre les jeunes, organise des stages vacances et participe activement à la vie du club. Reconnu pour sa pédagogie, son calme et son sens du collectif, il incarne un football de proximité, accessible et profondément humain.
Quel est son rôle précis au FC Lomagne 82 ?
Au FCL 82, Florent intervient principalement auprès des jeunes catégories. Il conçoit et anime les stages pendant les vacances, structure les séances d’entraînement, accompagne les familles et porte les valeurs du club : respect, solidarité, goût de l’effort et ouverture vers les autres. Son action dépasse le terrain, en contribuant à l’identité globale du club.
En quoi consiste son engagement humanitaire autour du football ?
Florent s’investit dans des missions humanitaires où le football est utilisé comme outil social et éducatif. Avec d’autres volontaires, il se rend dans des régions défavorisées, comme au Laos, pour installer des mini-terrains, offrir du matériel, organiser des séances d’initiation et soutenir des projets locaux comme les cantines scolaires. L’objectif est d’offrir aux enfants un espace de jeu, de sécurité et d’apprentissage.
Quelles valeurs cherche-t-il à transmettre aux jeunes joueurs ?
Il met l’accent sur le respect (des partenaires, des adversaires, des arbitres), la discipline, la coopération et le plaisir de jouer ensemble. Pour lui, un bon joueur n’est pas seulement quelqu’un de technique, mais quelqu’un qui comprend le jeu, fait les efforts pour le collectif et garde une attitude positive, même dans la difficulté.
Comment un club amateur peut-il s’inspirer de son parcours ?
Un club amateur peut s’inspirer de Florent en misant sur une pédagogie claire, des éducateurs formés et engagés, et des projets qui dépassent le simple résultat sportif. Mise en place de stages structurés, actions solidaires, partenariats avec des associations, invitation d’intervenants extérieurs : autant de pistes pour créer un football local plus éducatif, ouvert et responsable.
Source: www.ladepeche.fr


