Au stade Hubert-Moruzzo, ce lundi soir, ce n’était pas juste un rendez-vous de plus sur le calendrier d’un club amateur. C’était une vraie réunion de famille autour du ballon, avec les couleurs de l’ASC Vivaux-Sauvagère, le parfum de galette et l’odeur du gazon qui colle encore aux crampons. Des petits U10 aux anciens dirigeants, en passant par les éducateurs, les bénévoles et des invités venus de clubs voisins, tout le monde s’est retrouvé pour célébrer ce qui fait le cœur du football amateur à Marseille : le lien humain. Pas de strass, pas de projecteurs, mais des accolades, des discussions passionnées et ce sentiment simple d’appartenir à quelque chose de plus grand que son équipe du week-end.
Autour d’Omar Keddadouche, président infatigable, le club du 10e arrondissement a montré ce que veut dire “vivre le foot” au quotidien. Présence de représentants de l’OM, minute d’émotion pour honorer la mémoire de Rolland Courbis, rires des gamins qui se chamaillent pour la fève : chaque détail racontait une même histoire. Celle d’un club qui tient debout grâce aux gens qui se lèvent tôt, qui ouvrent les grilles, qui ramassent les chasubles et qui ne comptent pas leurs heures. Derrière cette soirée conviviale se cache surtout un message clair : dans ce coin de Marseille, le ballon est un prétexte pour créer des repères, transmettre des valeurs et offrir un cadre solide aux jeunes du quartier.
En bref
- Un moment fort de football amateur au stade Hubert-Moruzzo, vécu comme une grande réunion familiale autour de l’ASC Vivaux-Sauvagère.
- Omar Keddadouche, président historique, au centre d’un club construit sur la générosité, la proximité et le respect du jeu.
- Présence de figures marseillaises du foot : Robert Nazaretian pour l’OM, ainsi que des dirigeants de clubs locaux comme Burel, FC Bocage, Minots de Marseille ou Phocea Club.
- Une célébration conviviale autour des galettes des rois, symbole d’un club qui met la famille, les gamins et les bénévoles au cœur de son projet.
- Un modèle de football amateur intelligent : exigence sur le terrain, solidarité dans le vestiaire, ouverture aux autres clubs et à l’inclusion.
Football amateur à Marseille : quand l’ASC Vivaux-Sauvagère devient une vraie famille
L’ASC Vivaux-Sauvagère, ce n’est pas juste un blason sur un maillot. C’est un club né de presque rien, monté avec de la débrouille, des amis et quelques commerçants de Pont de Vivaux qui ont cru qu’un club de football amateur pouvait changer l’ambiance d’un quartier. Quand on parle de “famille du foot”, ici, ce n’est pas un slogan accroché au mur du vestiaire. C’est du concret : des générations de gamins qui ont usé leurs crampons sur la même pelouse, des éducateurs qui ont commencé joueurs, des parents qui finissent par filer un coup de main à la buvette ou au lavage des maillots.
Ce lundi soir au stade Hubert-Moruzzo, la salle était pleine parce que chaque licencié se sent concerné. Les plus jeunes, encore impressionnés d’être là avec les “grands”, guettent le moment où on cite le nom de leur équipe. Les ados, eux, se chamaillent gentiment autour des parts de galette mais tendent l’oreille quand un ancien raconte ce qu’était le club il y a dix ans. Et les adultes, éducateurs, dirigeants, bénévoles, se regardent en coin avec ce sourire discret de ceux qui savent le boulot que tout ça représente. C’est ça, une réunion familiale passionnée dans un club comme Vivaux-Sauvagère : tout le monde voit le même maillot, mais chacun y projette sa propre histoire.
Au centre, on retrouve toujours le même visage : celui d’Omar Keddadouche. Il n’a pas besoin de faire de grands discours pour qu’on comprenne ce qu’il porte sur les épaules. Le club, il l’a littéralement fabriqué avec ses mains et son réseau, en allant chercher de la solidarité chez les commerçants, les amis, les anciens joueurs. Quand quelqu’un comme Robert Nazaretian, enfant de la Sauvagère et aujourd’hui conseiller spécial à l’OM, lâche devant tout le monde qu’Omar a “un cœur en or”, ça ne surprend personne dans la salle. Tous ont une anecdote où le président a aidé, soutenu, encouragé un gamin ou une famille dans la galère.
Ce genre de soirée rappelle surtout que le football amateur ne tient pas sur les résultats affichés sur les sites de scores, mais sur les liens humains. Oui, les calendriers, les classements, les feuilles de match comptent. Mais ce qui fait qu’un gamin revient encore et encore à l’entraînement, c’est ce sentiment d’être attendu. D’être regardé, écouté, recadré parfois, mais jamais abandonné. Vivaux-Sauvagère joue ce rôle-là dans le 10e arrondissement : un club qui sert de refuge, de repère et de tremplin.
Face à la violence de certains quartiers, à la tentation de décrocher de l’école ou au tout-écran qui écrase les soirées, ce type de club pose une alternative simple : tu viens, tu joues, tu respectes, tu progresses. Pas besoin d’être Mbappé pour y trouver sa place. Il suffit d’aimer le ballon et d’accepter les règles du collectif. C’est là que l’ambiance familiale prend tout son sens : chacun est différent, mais tout le monde tire dans le même sens.
Ce rendez-vous au stade Hubert-Moruzzo n’était pas un évènement “marketing” pour faire joli sur les réseaux. C’était une manière de rappeler à chaque licencié : “Tu fais partie de quelque chose”. Dans un club comme l’ASC Vivaux-Sauvagère, la vraie victoire, ce n’est pas juste le 3-1 du dimanche, c’est de voir les gamins revenir le mardi avec envie, le regard accroché au ballon et la tête un peu plus droite.

Une grande réunion familiale passionnée : galettes des rois, émotions et respect
Quand on parle d’évènement de club, beaucoup imaginent un truc formel, trois discours, une photo et tout le monde rentre chez soi. À l’ASC Vivaux-Sauvagère, cette soirée autour de la galette des rois a pris une toute autre dimension. Les tables installées dans la salle du stade Hubert-Moruzzo étaient couvertes de parts de galette, de jus, de cafés pour les parents et de bonjours échangés dans tous les sens. On entendait autant de “coach, viens voir” que de “ça va, ça fait longtemps !”. Un vrai mélange entre fête et retrouvailles.
Le choix de la galette n’est pas anodin. Partager ce gâteau symbolique, c’est rappeler que chacun peut être “roi” pour un soir, même le gamin discret du fond du vestiaire. Quand un U11 tire la fève et que toute la salle applaudit, ce n’est pas seulement une tradition. C’est une manière de dire à ce jeune : “Ici, tu comptes.” Dans un quartier où certains ne se sentent visibles ni à l’école, ni ailleurs, ce genre de moment laisse une trace. C’est simple, mais puissant.
La soirée a aussi été marquée par une émotion particulière avec l’hommage rendu à Rolland Courbis. Sa disparition avait touché beaucoup de monde, surtout à Marseille où son nom résonne encore dans les conversations de foot. Avant de croquer dans la galette, une pensée lui a été dédiée, en présence notamment de Robert Nazaretian, visiblement affecté, mais déterminé à honorer la mémoire de son ami. Ce contraste entre la peine et la fête est typique du football : on sait s’arrêter pour respecter ceux qui ont marqué le jeu, puis on repart, ensemble, parce que le ballon doit continuer à tourner.
Autour des tables, les discussions ne parlaient pas que de résultats ou de tactique. Beaucoup d’éducateurs profitaient de ce moment sans crampons pour échanger autrement avec leurs joueurs. Un coach expliquait calmement à un jeune milieu de terrain pourquoi la discipline à l’entraînement allait lui servir dans la vie. Un autre rigolait avec ses U13 en leur rappelant le nombre de passes ratées la veille, mais toujours avec bienveillance. C’est ça, une réunion familiale passionnée : tu peux chambrer, mais toujours pour pousser l’autre vers le haut.
Ce genre de moment permet aussi de briser les barrières entre catégories. D’habitude, chaque équipe vit dans sa bulle : les seniors d’un côté, les jeunes de l’autre, les parents au bord du terrain. Là, tout se mélange. Un U9 peut venir parler à un joueur senior qu’il regarde d’habitude de loin. Un parent timide peut enfin mettre un visage sur le nom du président ou de l’éducateur qui encadre son fils. Le club, d’un coup, devient lisible et accessible.
Pour beaucoup de clubs amateurs, l’organisation d’une soirée comme celle-ci peut sembler secondaire. Pourtant, c’est souvent dans ces instants hors du rectangle vert que le collectif se renforce le plus. Tu peux bosser le pressing, les transitions et le bloc équipe autant que tu veux : si les mecs dans le vestiaire ne se connaissent pas vraiment, ça finira par se voir en match. À Vivaux-Sauvagère, on l’a bien compris : le terrain construit la technique, ces soirées construisent la confiance.
En sortant de la salle ce soir-là, chaque joueur repartait avec un truc en plus. Certains avec la fève dans la poche, d’autres avec une phrase du président qui reste en tête, d’autres encore avec un simple souvenir de rires partagés. Peu importe le détail, l’essentiel est là : cette réunion a rappelé que le football amateur n’est pas un simple loisir. C’est un lieu de vie, un ancrage. Et un club qui cultive ce genre de moments joue déjà un cran au-dessus de beaucoup d’autres.
Omar Keddadouche, un président au cœur en or au service du football amateur
Derrière chaque club amateur qui tient sur la durée, il y a souvent une personne qui porte le truc à bout de bras. À l’ASC Vivaux-Sauvagère, ce rôle est clairement occupé par Omar Keddadouche. On parle ici d’un président qui ne se contente pas de signer des papiers ou de poser pour une photo officielle. C’est quelqu’un qui est au stade avant les autres, qui connaît le prénom des gamins, les histoires des familles, les soucis des éducateurs et les rêves des plus jeunes. Quand un dirigeant comme Robert Nazaretian dit publiquement qu’il a “un cœur en or”, ce n’est pas une figure de style. C’est un constat.
Omar fait partie de ces présidents de club de quartier qui ont compris que le foot, c’est d’abord du social déguisé en sport. Il se démène pour trouver des moyens, des équipements, des partenariats, parfois avec trois fois rien. Il sollicite les commerçants, discute avec les institutions, répond aux messages des parents qui ne savent pas comment payer la licence. Pas pour la gloire, mais parce qu’il sait qu’un gamin inscrit au club, c’est un gamin de moins livré à lui-même.
Son travail ne se voit pas toujours aux yeux du public. On voit les matches, les photos sur les réseaux, les victoires et les défaites. Mais on ne voit pas les soirées passées à gérer les inscriptions, les tensions à calmer dans les vestiaires, les dossiers montés pour que le club puisse participer à un tournoi ou obtenir du matériel. C’est ça, le quotidien d’un président de club amateur : beaucoup d’ombres pour offrir un peu plus de lumière aux autres.
Le respect qu’il inspire dépasse largement les frontières de Vivaux-Sauvagère. La présence, lors de cette soirée, de dirigeants d’autres clubs marseillais comme Burel, FC Bocage, les Minots de Marseille ou Phocea Club montre bien que son engagement est reconnu dans tout le secteur. Quand des responsables d’équipes voisines prennent le temps de venir partager une galette en début de semaine, ce n’est pas juste par politesse. C’est un signe fort : ici, on sait travailler ensemble, se parler, se respecter malgré la compétition du week-end.
Pour les jeunes licenciés, voir leur président entouré de ces figures du foot local, c’est une vraie leçon. Ils comprennent que le football amateur n’est pas une bulle fermée, mais un réseau de gens engagés qui se connaissent, échangent, se serrent les coudes. Cela ouvre des portes dans les têtes : un éducateur peut proposer un match amical avec un club voisin, un joueur peut se dire qu’il aura peut-être un jour sa chance plus haut en restant sérieux.
Le style d’Omar n’est pas celui des présidents de club pro qui apparaissent une fois de temps en temps en tribune VIP. Lui, on le croise dans le couloir du vestiaire, sur le bord du terrain, parfois en train de porter des plots ou de ranger un filet. Cette proximité crée une ambiance particulière : les joueurs sentent qu’ils peuvent parler, proposer, parfois même contester, mais toujours dans le respect. À partir du moment où la ligne du respect n’est pas franchie, le dialogue reste ouvert.
Un club comme l’ASC Vivaux-Sauvagère tient debout parce que des gens comme lui refusent de lâcher. Il y a forcément des galères : licences en retard, terrains saturés, météo qui gâche un week-end, tensions avec des parents. Mais un président qui garde le cap, qui continue de croire en l’utilité du club pour son quartier, finit toujours par embarquer les autres avec lui. Au final, cette soirée autour de la galette n’était ni plus ni moins qu’un reflet de ce qu’il construit depuis des années : un club où le ballon roule grâce à l’huile de coude et à la chaleur humaine.
Un réseau de clubs marseillais soudé autour du même amour du jeu
La présence de dirigeants d’autres clubs comme Burel, FC Bocage, Minots de Marseille ou Phocea Club pendant cette réunion familiale n’est pas un détail. Elle montre que le football amateur marseillais peut fonctionner comme un réseau solidaire. On s’affronte le week-end, parfois durement, mais on sait se retrouver autour de la même table quand il s’agit de faire grandir les jeunes ou de défendre les intérêts du foot de quartier.
Les clubs représentés ce soir-là ont chacun leur identité, leur histoire, leur terrain, mais font face aux mêmes réalités : manque de moyens, pressions du quotidien, gestion de la motivation des jeunes dans un monde saturé d’écrans. Se retrouver chez Vivaux-Sauvagère, c’est l’occasion de partager des solutions. Comment mieux encadrer les U13 ? Comment garder les U17 motivés ? Comment gérer les parents qui crient un peu trop sur les arbitres ? Ces échanges informels valent parfois plus que des réunions institutionnelles.
Ce maillage entre clubs marseillais profite directement aux joueurs. Un U15 de Vivaux peut se retrouver un jour dans un tournoi organisé par Burel, croiser une équipe du FC Bocage, puis être invité à un stage chez les Minots de Marseille. Cette circulation des équipes, des idées, des façons de travailler enrichit tout le monde. Et au milieu, l’ASC Vivaux-Sauvagère joue pleinement son rôle de point de ralliement.
Pour résumer, un président comme Omar ne dirige pas seulement “son” club. Il contribue à animer un véritable écosystème où le football amateur reste une école de vie ouverte, exigeante et accessible. Et ça, dans un paysage où le foot business prend toujours plus de place, c’est une bouffée d’air frais.
Un modèle d’entraînement et de mental pour les jeunes de l’ASC Vivaux-Sauvagère
Parler de “grande réunion familiale passionnée” sans parler de ce qui se passe sur le terrain serait incomplet. À l’ASC Vivaux-Sauvagère, la convivialité ne sert pas à cacher le manque d’exigence. Au contraire. L’idée est simple : plus le club ressemble à une famille, plus il peut se permettre d’être exigeant avec ses joueurs. Tu veux porter ce maillot ? Alors tu respectes les horaires, tu joues pour le collectif, tu acceptes la critique et tu bosses, surtout sans ballon. Parce que le vrai niveau d’un joueur se voit dans sa discipline, pas seulement dans ses crochets.
Les éducateurs du club l’ont bien compris : pour faire progresser des jeunes dans un contexte amateur, il faut structurer des routines claires. On retrouve souvent les mêmes ingrédients dans les séances de la semaine : échauffement sérieux, travail technique simple mais répété, situations de jeu réduit pour forcer la compréhension tactique, puis jeu libre. Les séances ne sont pas copiées sur celles des pros, mais inspirées du même état d’esprit : répétition, concentration, intensité.
Les jeunes joueurs apprennent vite qu’un bon match se prépare dès le mardi à l’entraînement. Arriver à l’heure, bien s’échauffer, écouter quand le coach parle, ce n’est pas négociable. Tu veux jouer le samedi ? Commence par montrer que tu es capable d’être sérieux le mardi et le jeudi. Dans un club comme Vivaux-Sauvagère, personne ne te demandera de faire des gestes de star. Par contre, on attend de toi des appuis solides, une bonne attitude défensive et la capacité à lever la tête avant de recevoir le ballon.
Pour aider les jeunes à se repérer, certains éducateurs utilisent des règles simples, répétées chaque semaine :
- Joue simple dans ton camp : pas de dribbles inutiles devant ta surface.
- Parle à tes coéquipiers : annonce tes intentions, guide, rassure.
- Reviens en place dès la perte de balle : le pressing, ce n’est pas courir n’importe comment.
- Respecte l’arbitre et l’adversaire : ton mental se voit dans ta maîtrise.
- Accepte le banc : progresser, c’est aussi apprendre à réagir quand tu ne commences pas titulaire.
Ces principes ne sont pas théoriques. Ils sont rappelés dans le vestiaire, repris sur le banc, analysés après les matches. L’objectif est clair : former des joueurs qui comprennent le jeu, pas seulement des artistes du crochet. Le mental du joueur est travaillé en permanence, parfois sans que les jeunes s’en rendent compte. Quand un coach recadre un joueur qui râle parce qu’il sort, il ne fait pas que “gérer un ego”. Il lui apprend à encaisser la frustration, à rester utile au groupe même depuis le banc.
Le club met aussi en avant la notion de bloc équipe. Même en amateur, un collectif qui se déplace ensemble, qui sait quand monter, quand reculer, quand rester compact, fait déjà la différence. On travaille donc sur le bloc bas quand l’adversaire est plus fort, sur un bloc plus haut quand il faut aller chercher le match. Pas besoin d’avoir des tableaux tactiques partout. Un terrain, des plots, des consignes claires, et ça suffit pour faire comprendre aux joueurs qu’un match se gagne à onze, bien placés.
| Catégorie | Objectif principal | Axes de travail |
|---|---|---|
| U11-U13 | Apprendre les bases du jeu collectif | Contrôle-passe, placement simple, respect des consignes |
| U14-U15 | Structurer la tactique et le mental | Transitions, bloc équipe, gestion de la frustration |
| U16-U18 | Préparer aux exigences seniors | Intensité, discipline, communication, responsabilité |
| Seniors | Performance et exemplarité | Engagement, leadership, accompagnement des plus jeunes |
Ce tableau résume l’approche du club : chaque catégorie a un cap clair, adapté à l’âge. Pas de pression inutile pour les petits, mais pas de laxisme pour ceux qui approchent des seniors. La préparation mentale suit la même logique : on commence par apprendre à écouter, puis à communiquer, puis à prendre des décisions pour le collectif.
Au final, ce qui se sent dans un club comme l’ASC Vivaux-Sauvagère, c’est cette idée simple : si tu viens au stade, ce n’est pas pour passer le temps. C’est pour progresser, construire ton caractère, apprendre à vivre avec les autres. La grande réunion familiale autour de la galette n’est que la façade visible d’un travail de fond : former des joueurs et des personnes solides, capables de tenir debout, sur le terrain comme en dehors.
ASC Vivaux-Sauvagère, un club de quartier qui fait rayonner le football inclusif et collectif
Ce qui distingue vraiment l’ASC Vivaux-Sauvagère dans le paysage du football amateur, c’est cette volonté de ne laisser personne au bord du terrain. Le club a déjà montré, à travers différentes actions, qu’il croit à un football ouvert : matches partagés avec des associations qui accompagnent des personnes en situation de handicap, accueil bienveillant des nouveaux licenciés, attention particulière portée à ceux qui galèrent à s’intégrer dans un groupe. On ne vient pas ici pour trier, mais pour accueillir.
Dans les dernières saisons, Vivaux-Sauvagère a notamment partagé le terrain avec des équipes engagées dans le handicap et l’inclusion, prouvant que valides et non valides peuvent jouer ensemble sans que cela choque qui que ce soit. Les jeunes du club qui participent à ce genre de rencontres découvrent une autre dimension du foot : ce n’est plus juste un jeu où l’on cherche à gagner, c’est un langage commun qui permet à des personnes très différentes de se sentir à leur place pendant 90 minutes.
Pour un club de quartier, cette démarche n’est pas anodine. Elle demande de l’organisation, de la formation et surtout une vraie conviction. Il faut expliquer aux joueurs, aux parents, parfois même aux éducateurs, pourquoi ces matches sont importants. Il faut accepter que le rythme, le niveau ou le scénario du jeu ne soient pas les mêmes qu’en championnat. Mais au bout, le bénéfice est énorme : les jeunes apprennent le respect, la patience, l’écoute. Ils comprennent que le foot ne leur appartient pas, qu’il se partage.
La grande réunion familiale au stade Hubert-Moruzzo s’inscrit dans cette continuité. En invitant d’autres clubs, en ouvrant les portes, en mélangeant les générations, l’ASC Vivaux-Sauvagère montre qu’elle ne veut pas être un club fermé. L’objectif n’est pas de briller tout seul, mais de faire grimper le niveau de tout le football local. Un club qui se coupe des autres finit vite par tourner en rond. À l’inverse, un club qui partage, qui discute, qui invite, inspire et se laisse inspirer.
Ce rayonnement passe aussi par une présence plus assumée sur les outils modernes : site officiel, réseaux sociaux, plateformes de résultats. Mais là encore, l’idée n’est pas de faire du show. L’important reste ce qui se passe sur le terrain et dans le vestiaire. Les posts Instagram ou Facebook ne sont qu’une vitrine pour montrer le travail, valoriser les bénévoles, donner des nouvelles des équipes. Un gamin qui voit sa photo partagée après un tournoi, ce n’est pas du marketing, c’est un coup de boost pour son estime de soi.
En regardant l’ensemble, on comprend pourquoi cette soirée autour de la galette des rois dépassait largement le cadre festif. Elle racontait un projet global : utiliser le football collectif comme outil d’éducation, d’inclusion et de cohésion dans le 10e arrondissement. Ce projet tient grâce à des gens, à une ambiance, à des principes simples répétés jour après jour. Tant que ces bases resteront solides, l’ASC Vivaux-Sauvagère continuera d’être bien plus qu’un simple club : un vrai repère pour ceux qui ont choisi de “jouer vrai”.
Dans un monde du foot parfois noyé par les contrats, les transferts et les polémiques, ce genre de club rappelle l’essentiel : un ballon, un terrain, des règles claires, du respect et des gens qui s’accrochent. La grande réunion familiale passionnée ne fait que mettre en lumière ce travail silencieux. Et c’est souvent là que se trouve le plus beau football.
Où se situe l’ASC Vivaux-Sauvagère ?
L’ASC Vivaux-Sauvagère est un club de football amateur situé dans le 10e arrondissement de Marseille, autour des quartiers de Vivaux et de la Sauvagère. Le club évolue principalement au stade Hubert-Moruzzo, qui sert de point de ralliement pour les entraînements, les matches et les événements conviviaux.
Quel est l’esprit du club ASC Vivaux-Sauvagère ?
L’esprit du club repose sur trois piliers : la famille, le travail et le respect. La structure se voit comme une grande maison ouverte aux jeunes du quartier, où l’on vient progresser footballistiquement tout en apprenant les valeurs de solidarité, de discipline et de fair-play. Chaque événement, comme la soirée autour de la galette des rois, renforce ce sentiment d’appartenance.
Comment un jeune peut-il rejoindre l’ASC Vivaux-Sauvagère ?
Pour intégrer le club, il suffit généralement de se présenter au stade Hubert-Moruzzo lors des périodes d’inscription ou de prendre contact via les canaux officiels du club (site, réseaux sociaux, dirigeants). Un éducateur orientera le joueur vers la catégorie adaptée à son âge. Le club insiste sur la régularité à l’entraînement, le respect du cadre et l’envie de progresser plus que sur le niveau de départ.
Quels types d’événements organise le club en dehors des matches ?
En plus des rencontres de championnat et des tournois, l’ASC Vivaux-Sauvagère organise des moments de vie collective : soirées conviviales (galette des rois, remises de récompenses), actions de solidarité, matches partagés avec des structures engagées dans le handicap ou l’inclusion, et parfois des rencontres avec d’autres clubs marseillais pour renforcer les liens du football local.
Pourquoi parle-t-on de football inclusif à propos de l’ASC Vivaux-Sauvagère ?
On évoque le football inclusif car le club ouvre régulièrement ses terrains à des actions où valides et personnes en situation de handicap jouent ensemble, ou à des jeunes issus de contextes variés. L’objectif est de montrer que le ballon est un langage universel, capable de réunir des profils très différents autour des mêmes règles, du même plaisir de jouer et du même respect mutuel.
Source: www.laprovence.com


