Dans ce Maroc vs Arabie Saoudite de Coupe Arabe des Nations, il ne sâagissait pas dâun simple match de groupe. Il y avait une vraie bataille de statuts : dâun cĂŽtĂ©, les Lions de lâAtlas obligĂ©s de gagner pour arracher la premiĂšre place, de lâautre, lâArabie saoudite dâHervĂ© Renard, dĂ©jĂ qualifiĂ©e mais bien dĂ©cidĂ©e Ă marquer son territoire. Le dĂ©cor est lourd : stade de Lusail, plus de 78 000 spectateurs, lâenceinte qui a accueilli la finale de la Coupe du monde 2022. Sur ce genre de scĂšne, tu nâas pas le droit dâĂȘtre mou. Soit tu assumes, soit tu tâĂ©teins.
Le Maroc va assumer. Un but rapide de Karim El Berkaoui sur un service prĂ©cis de Tarik Tissoudali, une dĂ©fense qui serre les dents quand les vagues saoudiennes sâenchaĂźnent, un penalty ratĂ© par Abdullah Al-Hamdan qui change tout, et au bout du tunnel : la premiĂšre place du groupe B et un quart de finale face Ă la Syrie. En face, lâArabie saoudite a le ballon, les occasions, la maĂźtrise par sĂ©quences, mais finit deuxiĂšme et quitte la pelouse avec un coach furieux lĂąchant un message fort : âOn nâa pas respectĂ© le footballâ. Câest la phrase qui rĂ©sume ce duel : une Ă©quipe rĂ©aliste et disciplinĂ©e contre une formation sĂ©duisante mais trop lĂ©gĂšre dans les zones dĂ©cisives.
Ce match raconte quelque chose de plus large que le score. Il montre comment un collectif peut compenser les temps faibles, comment une dĂ©fense bien organisĂ©e peut tenir un rĂ©sultat mĂȘme quand elle subit, et comment, mentalement, tu gĂšres la pression dâun match couperet. Il parle aussi de tactique : gestion du bloc, transitions, pressing saoudien, rĂ©alisme marocain. Et surtout, il donne des leçons utiles pour tous les joueurs et coachs de club : comment prĂ©parer un choc, comment rester lucide quand lâadversaire pousse, et comment transformer une seule occasion en tournant du match.
En bref :
- Victoire du Maroc 1-0 contre lâArabie saoudite au stade de Lusail, but de Karim El Berkaoui Ă la 11e minute sur une action construite avec Tarik Tissoudali.
- Les Lions de lâAtlas terminent premiers du groupe B, devant lâĂ©quipe dâHervĂ© Renard, et filent en quarts de finale de la Coupe Arabe des Nations.
- LâArabie saoudite domine par moments, touche la barre, obtient un penalty⊠mais Al-Hamdan rate sa panenka et laisse filer la premiĂšre place.
- DĂ©fense marocaine hĂ©roĂŻque dans le dernier quart dâheure, avec un bloc solidaire, des tacles dĂ©cisifs et une gestion lucide du temps fort adverse.
- HervĂ© Renard trĂšs remontĂ© aprĂšs la rencontre, estimant que son Ă©quipe nâa pas ârespectĂ© le footballâ dans la finition et la gestion des temps forts.
- Quart de finale pour le Maroc contre la Syrie, pendant que lâArabie saoudite affrontera la Palestine dans lâautre affiche.
Maroc vs Arabie Saoudite en Coupe Arabe : un choc pour la premiĂšre place du groupe B
Avant mĂȘme le coup dâenvoi, ce Maroc vs Arabie Saoudite sentait le match Ă enjeu. Le classement du groupe B parlait clairement : les Saoudiens Ă©taient en tĂȘte avec 6 points aprĂšs deux victoires (2-1 contre Oman, 3-1 contre les Comores), le Maroc suivait avec 4 points. Pour dĂ©crocher la premiĂšre place, les Lions de lâAtlas nâavaient quâune option : gagner. Pas de calcul, pas de gestion : si tu veux maĂźtriser ton destin, tu dois faire le job sur le terrain.
En face, lâArabie saoudite arrivait âtranquilleâ sur le plan comptable, dĂ©jĂ qualifiĂ©e. Mais une premiĂšre place de poule, ça compte pour tout le monde : meilleure affiche en quarts, image de puissance, confiance pour la suite. Le sĂ©lectionneur HervĂ© Renard, qui connaĂźt trĂšs bien le football marocain pour y avoir longtemps entraĂźnĂ©, avait un dĂ©fi particulier : battre son ancienne sĂ©lection et confirmer la supĂ©rioritĂ© saoudienne dans cette Coupe Arabe des Nations.
Le cadre ajoutait une pression supplémentaire. Le match se jouait au Lusail Stadium, ce gros stade au nord de Doha, prÚs de 89 000 places, connu pour la finale de la Coupe du monde 2022. Quand tu entres sur ce genre de pelouse, tu sens que tu ne peux pas vivre un match anodin. Les joueurs marocains ont pris le temps de reconnaßtre le terrain, de trouver leurs repÚres, pendant que les gradins se remplissaient, mixant chants marocains et clameurs saoudiennes.
Les compositions donnaient dĂ©jĂ le ton. CĂŽtĂ© marocain : Benabid dans les cages, une dĂ©fense avec Bouftini, Boulacsout, Saadane, El Moussaoui, un milieu Hrimat â Bach â El Karti, et devant Zahzouh, Tissoudali et El Berkaoui. Du cĂŽtĂ© saoudien, Renard faisait tourner certains cadres mais gardait un onze compĂ©titif, avec notamment Saleh Al-Shehri et Abu Al-Shamat pour menacer en attaque.
Dans ce genre de rencontre, lâenjeu tactique est simple Ă rĂ©sumer : le Maroc avait besoin dâun match maĂźtrisĂ©, avec une vraie efficacitĂ© offensive sur ses temps forts. LâArabie saoudite cherchait, elle, Ă imposer son pressing haut et ses transitions rapides, un style direct, vertical, oĂč chaque perte de balle adverse doit ĂȘtre punie. Pour un coach amateur ou un joueur de club, cette opposition de styles est intĂ©ressante Ă observer : une Ă©quipe qui joue pour le rĂ©sultat immĂ©diat, lâautre pour la domination dans le jeu.
Enfin, il fallait compter avec le paramĂštre mental. Le Maroc arrivait avec la pression dâune possible Ă©limination en cas de dĂ©faite et de large victoire dâOman contre les Comores. MĂȘme si le scĂ©nario restait peu probable, tout le monde dans le vestiaire sait ce genre de truc : tu ne veux pas dĂ©pendre du score de lâautre match. RĂ©sultat : le groupe marocain devait garder la tĂȘte froide, Ă©viter le match fou, et rester disciplinĂ© dans le plan de jeu. Câest cette tension de dĂ©part qui explique en partie la suite de la rencontre.

Le scénario du match : réalisme marocain et frustration saoudienne
Le coup dâenvoi donnĂ©, lâArabie saoudite a immĂ©diatement imposĂ© le tempo. DĂšs les premiĂšres minutes, les joueurs de Renard confisquent le ballon, sâinstallent dans le camp marocain et enchaĂźnent les attaques. Sur une premiĂšre alerte, Abu Al-Shamat place une tĂȘte qui vient sâĂ©craser sur la barre transversale. Tu connais ce genre de dĂ©but : tu cours aprĂšs le ballon, tu subis, tu te dis âça va ĂȘtre longâ. Pourtant, le Maroc va tenir⊠et frapper.
Alors que les Lions de lâAtlas sont acculĂ©s, ils profitent de leur premiĂšre vraie offensive. Ă la 11e minute, Tarik Tissoudali fait la diffĂ©rence dans la surface, feinte, temporise juste ce quâil faut, puis glisse un ballon parfait pour Karim El Berkaoui. Lâattaquant reprend sans trembler et ouvre le score. 1-0 pour le Maroc, contre le cours du jeu total. VoilĂ ce que ça veut dire, âĂȘtre rĂ©alisteâ. Une occasion, un but. Tu peux parler tactique pendant des heures, mais sans efficacitĂ©, tu ne gagnes pas ces matches-lĂ .
Ce but change tout. Les Saoudiens, qui dominaient, prennent un coup sur la tĂȘte. LâintensitĂ© des duels augmente, les Marocains sortent un peu plus, gagnent des mĂštres, se rassurent. Les supporters marocains se rĂ©veillent, donnent de la voix, et ça, sur le terrain, tu le sens dans les jambes. Le bloc marocain reste malgrĂ© tout assez bas, prĂȘt Ă souffrir, mais avec une confiance nouvelle : le tableau dâaffichage est de son cĂŽtĂ©.
La premiĂšre pĂ©riode se termine sur ce score de 1-0. Entre-temps, le capitaine marocain Hrimat prend un jaune pour avoir coupĂ© un contre saoudien. Rien dâillogique : parfois il faut savoir faire faute pour briser une transition dangereuse. Dans lâautre match du groupe, Oman mĂšne contre les Comores, ce qui rappelle aux Marocains quâune dĂ©faite pourrait les mettre en danger. Ce genre dâinfo, quand elle descend du banc, renforce lâidĂ©e quâil faut tenir le score coĂ»te que coĂ»te.
Au retour des vestiaires, lâArabie saoudite augmente encore la pression. Le Maroc subit clairement la seconde pĂ©riode. Al-Shehri frappe fort mais mal cadrĂ©, Abu Al-Shamat est lancĂ© en profondeur sans pouvoir conclure, puis vient le gros tournant : un penalty accordĂ© par le VAR pour une faute de Zahzouh sur Abu Al-Shamat. Le genre de moment oĂč soit tu tâĂ©croules, soit tu tiens mentalement.
Abdullah Al-Hamdan, tout juste entrĂ© en jeu, sâavance et tente une panenka. Mauvaise inspiration : le ballon part au-dessus. Panenka ratĂ©e, Ă©norme occasion gĂąchĂ©e, et Maroc toujours devant. Sur un banc amateur, un coach explose. Sur un banc international, un sĂ©lectionneur comme Renard encaisse⊠mais ça reste le mĂȘme sentiment : si tu commences Ă jouer avec le geste âstylĂ©â au lieu de sĂ©curiser le but, tu manques de respect au match.
Les derniĂšres minutes sont un siĂšge. TĂȘtes saoudiennes au-dessus, centres Ă rĂ©pĂ©tition, gros temps fort dans la surface marocaine. Mais le bloc nord-africain tient, grĂące Ă des guerriers derriĂšre comme Soufiane Bouftini, auteur dâun tacle glissĂ© dĂ©terminant, et un gardien qui, malgrĂ© un corner mal gĂ©rĂ©, ne craque pas. Les Marocains auraient mĂȘme pu tuer le match : reprise de volĂ©e de Tissoudali, encore lui, bien sortie par le gardien saoudien.
Au bout du temps additionnel, le coup de sifflet final libĂšre les Lions de lâAtlas : victoire 1-0, premiĂšre place du groupe B, billet validĂ© pour les quarts. De lâautre cĂŽtĂ©, lâArabie saoudite rentre frustrĂ©e, avec un coach furieux qui lĂąche cette phrase : âOn nâa pas respectĂ© le football, et quand tu ne respectes pas le football, tu perds.â DerriĂšre ce coup de gueule, il y a un message pour tous les joueurs : le foot ne pardonne pas la suffisance devant le but.
Ce scĂ©nario rappelle une vĂ©ritĂ© simple : dominer nâest pas gagner. Si tu veux transformer ta maĂźtrise en victoire, tu dois ĂȘtre froid dans la surface, sĂ©rieux sur penalty et concentrĂ© jusquâĂ la fin. Câest exactement ce qui a manquĂ© aux Saoudiens et ce que les Marocains ont su faire.
Les clés tactiques : bloc marocain, pressing saoudien et gestion des temps forts
Ce Maroc vs Arabie Saoudite est une belle leçon de tactique football moderne Ă un niveau accessible Ă nâimporte quel joueur de club. Pas besoin de parler de data ou de schĂ©mas compliquĂ©s. Tout tourne autour de quelques notions claires : bloc dâĂ©quipe, transitions, pressing et rĂ©alisme.
Tactique du Maroc : bloc solide et efficacité maximum
Les Lions de lâAtlas ont souvent dĂ©fendu en bloc mĂ©dian voire bas. LâidĂ©e Ă©tait simple : fermer lâaxe, protĂ©ger la zone devant la surface, forcer lâArabie saoudite Ă Ă©carter le jeu ou Ă centrer. Pour un joueur amateur, câest un bon exemple : tu nâas pas besoin de presser comme un malade si tu es bien compact, disciplinĂ©, avec les lignes proches les unes des autres.
Le trio du milieu marocain a jouĂ© un rĂŽle clĂ© : Hrimat pour lâimpact et la gestion des fautes, Bach pour les courses et les compensations, El Karti pour relancer propre dĂšs que possible. Devant, Tissoudali et El Berkaoui ont offert des solutions de sortie sur les transitions, en tenant le ballon ou en attaquant la profondeur.
Pressing saoudien : intensité sans efficacité
En face, lâArabie saoudite a proposĂ© un pressing haut, agressif, avec des rĂ©cupĂ©rations proches de la surface marocaine. Quand câest bien coordonnĂ©, ce type de pressing peut Ă©touffer lâadversaire. Mais lĂ , il a manquĂ© la derniĂšre touche : la bonne passe, la frappe cadrĂ©e, le bon choix devant le but.
Le meilleur exemple reste le penalty manquĂ© de Al-Hamdan. Quand tu reviens dans le match grĂące Ă la vidĂ©o et que tu obtiens un penalty logique, tu dois finir lâaction avec sĂ©rieux. Tenter une panenka dans ce contexte, câest envoyer un message Ă lâadversaire : âon ne prend pas ce moment au maximum de sĂ©rieuxâ. Et ce manque de luciditĂ©, Renard lâa pointĂ© du doigt aprĂšs le match.
Gestion des temps forts et temps faibles
Ce match montre aussi comment gĂ©rer les temps faibles. Le Maroc a Ă©tĂ© sous lâeau par moments. Au lieu de paniquer, lâĂ©quipe a acceptĂ© de dĂ©fendre, de dĂ©gager quand il fallait, de casser le rythme avec des fautes intelligentes ou des touches longues. Câest ça aussi, ârespecter le footballâ : savoir souffrir sans perdre la tĂȘte.
Quand les Lions ont eu un temps fort, ils lâont exploitĂ© au maximum avec le but dâEl Berkaoui et quelques situations dangereuses. Ă lâinverse, lâArabie saoudite a eu plusieurs grosses sĂ©quences de domination, mais sans le but au bout. Seule la barre, une frappe dĂ©tournĂ©e, une tĂȘte au-dessus⊠mais pas de rĂ©alisme.
Ce que joueurs et coachs peuvent retenir
Pour transformer ce Maroc vs Arabie Saoudite en cours pratique, voilĂ quelques points Ă bosser dĂšs le prochain entraĂźnement :
- Travailler le bloc dâĂ©quipe : dĂ©fendre ensemble, coulisser, rester compacts, comme lâa fait le Maroc dans le dernier quart dâheure.
- Répéter les sorties de balle simples : une, deux passes maximum aprÚs récupération pour ressortir de la pression, sans dribble inutile.
- RĂ©aliser des jeux rĂ©duits avec finition sous pression : pour Ă©viter les panenkas hasardeuses et apprendre Ă frapper fort, propre, en gardant la tĂȘte froide.
- Simuler des temps forts adverses : imposer à ton bloc de tenir cinq minutes de siÚge sans se désorganiser.
Un match comme celui-lĂ rappelle que la tactique, ce nâest pas des flĂšches sur un tableau. Câest de la rigueur, de la rĂ©pĂ©tition, et la capacitĂ© Ă rester fidĂšle au plan mĂȘme quand tu souffres.
Mental des Lions de lâAtlas : discipline, courage et gestion de la pression
Au-delĂ de la tactique, ce Maroc vs Arabie Saoudite est une vraie masterclass de mental du footballeur. Le Maroc nâa pas livrĂ© le match parfait dans le jeu, mais mentalement, les Lions de lâAtlas ont cochĂ© beaucoup de cases : rĂ©sistance Ă la pression, concentration, solidaritĂ© et maĂźtrise Ă©motionnelle.
DĂšs lâentame, quand la tĂȘte dâAbu Al-Shamat frappe la barre, beaucoup dâĂ©quipes auraient flanchĂ©. Pourtant, le Maroc reste en place. Pas de cris inutiles, pas de gestes de panique. Les joueurs se parlent, reculent ensemble, encaissent le temps fort sans se disloquer. Dans un vestiaire amateur, câest typiquement ce qui fait la diffĂ©rence entre une Ă©quipe qui explose et une Ă©quipe qui tient un score.
Le but de El Berkaoui Ă la 11e minute montre aussi une force mentale : ĂȘtre capable de marquer sur sa premiĂšre occasion quand tu sors dâun dĂ©but compliquĂ©. Il faut une vraie froideur pour terminer cette action dans un stade bouillant, avec un adversaire qui venait de toucher la barre. Câest le genre de luciditĂ© quâon ne travaille pas uniquement avec le ballon, mais aussi avec la prĂ©paration mentale : visualisation, concentration, routines de match.
Le moment le plus rĂ©vĂ©lateur reste sans doute le penalty saoudien. Beaucoup dâĂ©quipes, aprĂšs avoir concĂ©dĂ© un penalty sur VAR, baissent la tĂȘte, discutent avec lâarbitre, perdent de lâĂ©nergie dans la contestation. Les Marocains, eux, se replacent, se concentrent sur la frappe Ă venir. Quand Al-Hamdan rate sa panenka, ce nâest pas seulement une erreur saoudienne, câest aussi une preuve que le Maroc a gardĂ© la tĂȘte froide lĂ oĂč lâadversaire a voulu briller plutĂŽt que finir le travail.
Les derniĂšres minutes sont encore plus parlantes. Bloc bas, jambes lourdes, supporters saoudiens qui hurlent, corners, centres, tĂȘtes dangereuses⊠et pourtant, personne ne dĂ©croche. Tu vois des mecs comme Bouftini se jeter sur chaque ballon, des milieux couvrir, des attaquants redescendre pour bloquer les couloirs. Ce genre de solidaritĂ© ne sâinvente pas le jour du match. Ăa se construit aux entraĂźnements, dans les conversations de vestiaire, dans la maniĂšre dont le groupe vit la semaine.
Pour un joueur qui lit ce match, voici quelques repĂšres mentaux Ă travailler :
- Accepter de souffrir sans perdre la tĂȘte : tu ne domineras pas 90 minutes, alors prĂ©pare-toi Ă encaisser des vagues.
- Garder des routines simples avant un penalty ou un coup-franc défensif : respirer, se replacer, visualiser la prochaine action.
- Parler utile sur le terrain : encourager, replacer, pas hurler pour hurler.
- Respecter chaque minute : ne jamais croire que le match est pliĂ©, que ce soit dans un sens ou dans lâautre.
Le Maroc a gagnĂ© ce match autant avec sa tĂȘte quâavec ses pieds. Câest une leçon claire : si tu veux progresser, bosse ton mental autant que tes contrĂŽles.
Avant / aprĂšs le match : palmarĂšs, contexte et suites pour le Maroc et lâArabie saoudite
Pour bien comprendre la portée de ce Maroc vs Arabie Saoudite, il faut regarder le contexte global. En Coupe Arabe des Nations, le palmarÚs des deux pays montre déjà une certaine rivalité de niveau :
| Ăquipe | Titres en Coupe arabe | AnnĂ©es de sacre |
|---|---|---|
| Maroc | 1 | 2012 |
| Arabie saoudite | 2 | 1998, 2002 |
Sur le papier, lâArabie saoudite avait donc plus dâhistoire dans cette compĂ©tition. Mais depuis quelques annĂ©es, le Maroc a pris une autre dimension sur la scĂšne internationale, avec notamment un parcours remarquĂ© en Coupe du monde et une gĂ©nĂ©ration habituĂ©e aux grands rendez-vous. Ce match au Lusail, dans un stade mondialement connu, prolonge cette dynamique : le Maroc assume dĂ©sormais des scĂ©narios de favori sous pression.
Avant cette troisiĂšme journĂ©e de groupe, la situation Ă©tait claire. LâArabie saoudite avait dĂ©jĂ son billet pour les quarts, avec deux victoires. Le Maroc, lui, venait dâun nul et dâun succĂšs, et devait impĂ©rativement gagner pour passer devant. Dans lâautre rencontre, Oman mettait un peu de tension en menant face aux Comores. Le risque de se faire surprendre au goal-average existait, ce qui obligeait les Lions de lâAtlas Ă ne pas se contenter dâun match trop calculĂ©.
AprĂšs la rencontre, le tableau est limpide : Maroc premier du groupe B avec 7 points, Arabie saoudite deuxiĂšme. Les Marocains se projettent sur un quart de finale face Ă la Syrie Ă Al-Rayyan, avec un vrai Ă©lan de confiance. LâArabie saoudite, de son cĂŽtĂ©, devra se remobiliser pour affronter la Palestine, en sachant quâelle a laissĂ© filer une opportunitĂ© de marquer un peu plus les esprits.
HervĂ© Renard, connu pour son exigence, a Ă©tĂ© clair dans sa rĂ©action : son Ă©quipe a trop gĂąchĂ© pour espĂ©rer mieux. Ce discours-lĂ , un coach amateur peut le reprendre sans problĂšme : tu peux produire du jeu, mais si tu nâes pas tranchant dans la surface, tu ne gagneras pas les matches qui comptent. Le football ne rĂ©compense pas les belles intentions, il rĂ©compense les Ă©quipes qui vont au bout des actions.
Pour le Maroc, cette victoire envoie un message Ă toute la compĂ©tition : mĂȘme quand le match est difficile, le groupe sait rester compact, concentrĂ©, pragmatique. Et câest souvent ce profil dâĂ©quipe qui va loin dans un tournoi Ă Ă©limination directe. Ce match face Ă lâArabie saoudite devient donc une rĂ©fĂ©rence Ă garder en tĂȘte au moment dâaborder la suite : rĂ©sister, punir, tenir.
Quel a été le score de Maroc vs Arabie Saoudite en Coupe Arabe des Nations ?
Le Maroc s’est imposĂ© 1-0 face Ă l’Arabie saoudite au stade de Lusail, grĂące Ă un but de Karim El Berkaoui Ă la 11e minute sur un service de Tarik Tissoudali.
Pourquoi cette victoire du Maroc est importante dans le groupe B ?
GrĂące Ă ce succĂšs, le Maroc termine premier du groupe B devant lâĂ©quipe dâHervĂ© Renard. Les Lions de lâAtlas se qualifient ainsi pour les quarts de finale de la Coupe Arabe des Nations avec un statut de leader de poule.
Que sâest-il passĂ© sur le penalty pour lâArabie saoudite ?
Lâarbitre, alertĂ© par le VAR, a accordĂ© un penalty Ă lâArabie saoudite aprĂšs une faute de Zahzouh sur Abu Al-Shamat. Abdullah Al-Hamdan a tentĂ© une panenka, mais a complĂštement manquĂ© sa tentative, envoyant le ballon au-dessus.
Quels sont les prochains adversaires du Maroc et de lâArabie saoudite ?
En quarts de finale, le Maroc affrontera la Syrie Ă Al-Rayyan. De son cĂŽtĂ©, lâArabie saoudite rencontrera la Palestine dans lâautre quart de finale programmĂ© le mĂȘme jour.
Quâa dĂ©clarĂ© HervĂ© Renard aprĂšs la dĂ©faite de lâArabie saoudite ?
TrĂšs remontĂ©, HervĂ© Renard a estimĂ© que son Ă©quipe nâavait pas respectĂ© le football, en rĂ©fĂ©rence notamment au manque de rĂ©alisme et au penalty tentĂ© en panenka. Pour lui, une Ă©quipe qui gaspille autant finit logiquement par perdre ce type de match.
Source: rmcsport.bfmtv.com


